TGV hors de prix en Italie

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TGV hors de prix en Italie

Message par tonton 36000 le Sam 14 Avr 2007 - 10:19

n Italie, la polémique sur les trains à grande vitesse (TAV) ne résonne pas seulement entre les montagnes du Val de Suse, où la liaison Lyon-Turin est arrêtée en rase campagne pour une durée encore indéterminée.

L'aménagement dans la Botte d'un réseau ferroviaire à grande vitesse et à grande capacité accuse un retard considérable par rapport aux pays voisins : 564 kilomètres de lignes nouvelles sont construits, contre 1 548 en France et 1 030 en Espagne. Il est vrai que le coût d'un kilomètre de voie dans la Péninsule est sans commune mesure avec le reste de l'Europe : 32 millions d'euros, contre 9 en Espagne et 10 en France.

L'écart pourrait encore se creuser : chacun des 647 kilomètres en projet dans les prochaines années est estimé à 45 millions d'euros en Italie, au lieu de 15 millions en Espagne, où 1 490 kilomètres sont programmés, et 13 millions en France (990 kilomètres prévus).

Le relief difficile du territoire italien n'est pas la cause de ces surcoûts. Ainsi, la ligne Turin-Novare, un tracé rectiligne et plat comme la main dans la plaine du Pô, a coûté la bagatelle de 54 millions d'euros au kilomètre, soit le double du chiffrage initial en 1992. Un record de coût pulvérisé sur un tronçon où les trains ne circulent toujours pas.

C'est la faute aux travaux collatéraux qui sont exigés par l'Etat et les collectivités territoriales, a expliqué Mauro Moretti, le directeur général des Ferrovie dello Stato (FS), qui gère le réseau ferré, lors de sa récente audition devant la commission des travaux publics du Sénat.

"Nous avons des obligations uniques au monde de la part des autorités centrales et locales, qui ont comploté pour faire augmenter les coûts", accuse-t-il. Il cite les centaines de sauts-de-mouton, de passages souterrains, de voiries non prévus à aménager pour le compte des communes riveraines, et des dépenses aussi extraordinaires que "des terrains de football pour les paroisses".

Les demandes de "compensation environnementale" des élus locaux "se sont transformées en chantage institutionnel pur et simple", admet le ministre des infrastructures, Antonio Di Pietro, dans un entretien à La Stampa, mercredi 11 avril. Ancien magistrat vedette de l'enquête Mains propres, il dénonce "le lobby qui, de la fin des années 1980 à aujourd'hui, a profité des travaux de la TAV en exploitant une situation de monopole de fait, sans appels d'offres ni contrôles".

Selon lui, il a été mis fin "aux méthodes peu transparentes du passé". Il cite en exemple une contribution à une société italienne de BTP qui, "au lieu de servir à améliorer la qualité architecturale des infrastructures, a servi à financer un orchestre symphonique et le Musée de la châtaigne...".
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tonton 36000
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