D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal. (1er partie)

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D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal. (1er partie)

Message par Tireman le Ven 9 Oct 2015 - 11:22

Bonjour à tous.
En Auvergne, cette desserte est connue sous le nom de Ligne Clermont-Ferrand – Aurillac.
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Cette relation emprunte les sections de lignes suivantes :
- La section Clermont-Ferrand - Arvant de la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac.
- La section Arvant - Aurillac de la ligne de Figeac à Arvant.

Dans ce fil, je vais présenter la section d’Aurillac à Arvant, de la ligne de Figeac à Arvant.
Cette ligne de Figeac à Arvant est l’un des maillons de la transversale de Clermont-Ferrand à Toulouse.

L’Histoire.

1 – la Généalogie de cette transversale :

Trois fées se sont penchées sur le berceau de ce projet :

  • - La Compagnie du chemin de fer Grand-Central de France, du Duc Charles de Morny,
    - La Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO), de François Bartholoni,
    - La Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) de Paulin Talabot.

- La Compagnie du chemin de fer Grand-Central de France est créée en juillet 1853.
Elle ambitionne, entres autres projets, de réaliser une liaison de Clermont à Montauban, considérée comme le prolongement de Paris à Clermont vers Aurillac, Montauban, Toulouse et Foix.
Elle obtient la concession de Clermont-Ferrand à Arvant par Décret Impérial le 21 avril 1853.

Les 2 février et 6 avril 1855 est signé une convention entre le ministre des Travaux publics et les administrateurs de la Compagnie du chemin de fer Grand-Central de France. Elle concède à titre définitif à la compagnie la ligne dite "de Lempdes à la rivière Lot" (Arvant à Capdenac).
Cette convention est approuvée par Décret Impérial le 7 avril 1855, puis entériné par la Loi du 2 mai 1855.
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J'ai flouté la première partie du document, car elle prêtait à confusion.
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Le Grand-Central sera la première compagnie à pénétrer au cœur d’un massif montagneux.
Jusqu’alors, les chemins de fer n’ont abordé le Massif central qu’à sa périphérie !

La section de Clermont à Arvant, établie dans la plaine de la Limagne, est ouverte par étapes entre juillet 1855 et mai 1856.
Ce sera d’ailleurs la seule ligne réellement ouverte à l’exploitation par la Compagnie du chemin de fer Grand-Central de France.
En effet, le Grand-Central, pénalisé par un réseau isolé dans une zone géographique accidentée et aux débouchés économiques limités, va rapidement souffrir du jeu d’acteurs incontournables (gouvernement, administration, groupes ferroviaires concurrents), et de la crise financière venue des USA, dont les prémices se font sentir dès 1856.
Autant de handicaps qui conduisent à la déconfiture financière durant l’été 1856.
Le Duc Charles de Morny, cofondateur de la compagnie, entama des pourparlers avec son homologue du PO, François Bartholoni, en vue d’un rachat, mais l’affaire monta jusqu’au Ministre Rouher, puis à Napoléon III lui-même.
Il fut donc décidé, par Décrets du 19 juin 1857, le partage suivant :

- La nouvelle Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), obtenait les lignes de St Germain-des-Fossés à Clermont, de Clermont à Arvant, avec prolongement à Alais.

- La Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO) se voyait attribuer la concession d’Arvant à Montauban via Aurillac et Figeac.
Dans les faits, le PO s’orientera vers une relation Figeac – Toulouse, via Capdenac et Lexos.
Montauban sera un embranchement secondaire à Lexos.

2 – La section d’Arvant à Aurillac :

Cette section rencontra de grandes difficultés, car ce parcours remontant l’étroite vallée de l’Alagnon,  était riche en ouvrages d’art.
Au-delà de Murat, on entrait vraiment dans le dur, avec le franchissement du faîte du Lioran, que l’on savait devoir franchir par un important tunnel, afin de rejoindre Aurillac par la vallée de la Cère.

Quelques dates :

  • Arvant – Massiac fut ouverte le 5 novembre 1861.
    Massiac – Murat fut ouverte le 16 août 1866.

Il est à noter qu’en attendant l’ouverture complète de la ligne, le PO préféra sous-traiter au PLM l’exploitation de la section d’Arvant à Massiac, puis de Massiac à Murat (soit un total de 58 km).

On notera aussi que la section de Figeac à Aurillac (65,2 km) fut ouverte le 12 novembre 1866, ce qui fait qu’Aurillac conforta encore plus sa tendance naturelle à se tourner vers le sud-ouest.

(À suivre…)

Didier C.


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D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal – 2.

Message par Tireman le Ven 9 Oct 2015 - 12:16

3 – Le verrou du Lioran :

Le verrou de la section de Murat à Aurillac était donc le passage du Lioran, identifié depuis longtemps comme étant la difficulté majeure du parcours.
Ce fut l’affaire d’un ingénieur de talent, à qui il convient de rendre un hommage bien mérité, j’ai nommé Monsieur Wilhelm Nordling :

Wilhelm Nordling né Nordlinger, est un ingénieur allemand, né à Stuttgart en 1821, formé en France à l'École polytechnique et à l'École nationale des ponts et chaussées, concepteur de plusieurs ouvrages d'art ferroviaires, ou directeur de leur construction.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Admis en 1858 à la Nationalité Française par Décret de Napoléon III, il quitte cependant la France lors de la guerre franco-allemande pour devenir directeur des chemins de fer autrichiens de 1870 à 1879.
Il décédera à Paris, en 1908.

En fait, c’est la réalisation de l’ensemble de la ligne d’Arvant à Figeac qui sera confiée à Wilhelm Nordling, lequel adoptera des solutions très audacieuses pour l’époque :

- Tout d’abord, dans la vallée de l’Alagnon, comme dans celle de la Cère (de part et d’autre de la ligne de faîte), il imposera un taux de déclivité de 30 ‰, presque sans précédent à l’époque, de façon à hisser le rail aussi haut que possible, afin de réduire la longueur du futur tunnel de percement du Lioran.

- Ensuite, tournant le dos à l’usage, il reportera le tracé initial du Grand Central de l’adret à l’ubac.
(Dans une vallée, l’adret est le versant exposé au soleil, l’ubac est le versant à l’ombre.)
Ce choix était très judicieux, même s’il a heurté les conformismes de l’époque.
Dans le Massif-Central, en période hivernale, le problème est moins la quantité de précipitations neigeuses, que celui de l’accumulation de neige formant des congères parfois infranchissables.
Hors, dans la région, les vent dominants sont d’ouest et de nord, et ont pour effet de pousser la neige du haut vers le bas, sur l’adret exposé au sud-est.
La route n° 122 (ancienne  route royale n° 126), qui passait sur l’adret, était fréquemment obstruée, et pour de longues périodes, par d’imposantes congères.
Ainsi Nordling fera le choix de voir la ligne exposée au gel, phénomène dont les sablières des locomotives venaient aisément à bout, mais évitera les prévisibles congères qui n’auraient pas manqué de bloquer le trafic.
(Le bienfondé de ce choix sera confirmé durant les presques 150 ans d’exploitation de cette ligne, la fréquence et la durée des interruptions hivernales y seront bien plus réduites que sur les autres lignes de même altitude dans le Massif-Central.)

De plus, le profil des pentes de rive droite de l’Alagnon, et de rive gauche de la Cère, ne nécessiteront que quelques viaducs de dimensions courantes, ainsi que trois tunnels de longueur réduite de part et d’autre de Thiézac.

4 – Le tunnel du Lioran :

Ce tunnel fut, et de loin, le plus important ouvrage d’art du chantier de la ligne, et il sera, à l’époque, le plus haut tunnel ferroviaire d’Europe.
Du premier coup de pioche, en avril 1865, aux dernières finitions de mai 1868, il fallu à peine plus de trois ans pour mener ce projet à bien, malgré de nombreux contretemps dus aux venues d’eau et aux inévitables accidents de chantier qui firent deux mort et 140 blessés.

Ce tunnel sera creusé en partant de ses deux extrémités, selon un axe très proche de celui du tunnel routier (construit en 1843), et à environ 25 m en dessous de ce dernier.
D’ailleurs, deux des trois puits d’extraction seront exécutés à partir de ce tunnel routier.

Les caractéristiques de l’ouvrage :

C'est un tunnel à voie unique en alignement de 1 959 m de longueur établi en rampe continue de 24 ‰ depuis son portail d'entrée coté Figeac à 1 105,5 mètres d'altitude jusqu'à son portail de sortie coté Arvant à 1 151,5 mètres d'altitude.
Il passe à environ 25 m sous le tunnel routier.

La voûte est constituée de moellons en granit assisés de 0,60 mètres d'épaisseur. Les piédroits sont constitués de moellons mosaïques d'une épaisseur minimale de 0,60 mètres. La largeur de l'ouvrage au niveau des naissances est de 5 mètres.

Il comporte 3 puits d'aération distincts des puits d'extraction.

Pour plus de détails, l’excellent site [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

(Nota : j’ai relevé une chose étrange, et qui me pose problème concernant ce tunnel, et j'ai adressé un courrier en ce sens au site Inventaire des Tunnels Ferroviaires Français.
Je m’en ouvrirai à vous lorsque je ferai la fiche de la Gare du Lioran)


Le tunnel, (et par la même occasion, la section de Murat à Aurillac), sera ouvert à l’exploitation le 20 juillet 1868.
Pour la première fois, le Massif-Central était traversé de part en part par le Chemin de Fer, et, fait marquant, cette section de Murat à Aurillac était aussi la première vraie percée montagnarde en France, entre deux bassins hydrographiques séparés par une ligne de crête d’une altitude respectable !

Sources des deux pages de présentation :
- Wikipédia.
- Structurae,
Et surtout :
Le Spécial n° 81 de la revue « Le Train », consacré à la transversale « De Clermont-Ferrand à Toulouse par le Lioran », un numéro très bien documenté sous la plume de Pascal Béjui.

Dans un premier temps, ma présentation documentaire et photographique qui va suivre s’arrêtera à Aurillac.
Je compte plus tard poursuivre jusqu’à la gare de Maurs, dernière gare du parcours cantalien de cette ligne, au PK257,616.
Et si un jour mes finances me le permettent, je pousserai jusqu’à Figeac, voire Capdenac…

(À suivre…)

Didier C.


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D’Arvant à Aurillac, la traversé du Cantal – 3.

Message par Tireman le Ven 9 Oct 2015 - 12:56

Descriptif :

Voici le profil de la ligne :
(Une fois de plus, merci à AL, qui a déniché cette énorme documentation rassemblée par Claude Bersano)
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La section de Neussargues à Arvant.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
La section de Neussargues à Aurillac.

Il est à noter que ces relevés datent de 1958 et 1959.
Cette section de ligne était à cheval sur deux régions, la Région Sud-est et la Région Sud-ouest.

Pour l’inventaire de cette section, je vais suivre la ligne, gare après gare, en partant d’Arvant et allant jusqu’à Aurillac.

En voici la liste :
(Origine du chaînage : Coutras via Périgueux et Brive)

  • Gare d’Arvant : PK408,342
    Gare de Lempdes : PK403,753 (fermée)
    Gare de Blesle : PK391,453 (fermée)
    Gare de Massiac : PK384,862
    Gare de Molompize : PK 378,237 (fermée)
    Gare de Ferrières-Saint-Mary : PK 369,661 (fermée)
    Gare de Neussargue : PK359,737
    Gare de Murat : PK350,335
    Gare du Liorant : PK339,344
    Gare de Puy-Griou * : PK334,585 (fermée)
    Gare de St Jacques - PK333,262 (fermée)
    Gare de Thiézac - PK326,879 (fermée)
    Gare de Vic-sur-Cère - PK322,286
    Gare de Polminhac - PK317,358 (fermée)
    Gare de Yolet-le-Doux - PK312,40 (fermée)
    Gare d'Arpajon-sur-Cère - PK306,825 (fermée)
    Gare d'Aurillac - PK302,667

*Au sujet de cette "gare" de Puy-Griou, j'ai un gros doute...

Note importante :

En effectuant mes recherches sur cette ligne, j’ai découvert deux sites :

- Le site [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Je suis entré en contact avec son propriétaire, lequel m’a donné l’autorisation d’utiliser ses documents, ce que je ferais avec la mention :
© rail4402 [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

- Le site d’un auvergnat passionné de sa région, et qui a même eu les honneurs de la presse régionale :
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Ce monsieur a réuni une collection de cartes postales anciennes sur le thème des gares d’Auvergne.
Les emprunts que je lui ferai, avec son autorisation qu'il vient de me donner, seront signalés sous :
© [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Croyez-moi, son site, très régionaliste, vaut le détour !

(À suivre…)

Didier C.


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Re: D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal. (1er partie)

Message par snoop27 le Ven 9 Oct 2015 - 16:20

Bonjour Didier,

Encore un reportage qui s'annonce appétissant :bravo
Je vais donc m'installer et suivre cela avec grand intérêt Wink
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Re: D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal. (1er partie)

Message par Tireman le Ven 9 Oct 2015 - 17:51

Merci Snoop.  Very Happy
Pour celui là, je vais essayer une nouvelle présentation :
Remonter la ligne en ne présentant que les gares, avec des images du présent et du passé, et un bref historique quand il y aura matière.
Puis, ultérieurement, je partirai à la chasse aux viaducs, cette ligne n'en est pas avare, mais parfois, il faut aller les chercher en pleine brousse ! Wink
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D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal – 4.

Message par Tireman le Dim 11 Oct 2015 - 18:04

Le matériel


1 - La vapeur :

La vapeur fut longtemps prépondérante sur cette ligne, mais pour vaincre les rampes à 30‰ et les conditions hivernales, le PO fit construire une "micro série" de locomotives spéciales, les 050 T, d’abord numérotées série 1201 à 1203, puis série 2001 à 2003 et les 040 à tender séparé, série 1101 à 1258.

La 050 T, étudiée sous la direction de Victor Forquenot, dès 1865, fut la première locomotive française à 5 essieux couplés.
Elle fut construite par le PO dans ces ateliers d’Ivry, et fut présenté en avril 1867 à l’exposition universelle au Champs de Mars, à Paris.
Elle fut immédiatement baptisée "Locomotive Cantal".

En voici le plan original, sous la première numérotation, issu de la collection de Claude Bersano :
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Vous pouvez voir ce plan en format original sous ce lien :
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Cette petite série spéciale fut confinée dès le début aux 47,3 km de la section Murat – Aurillac, le plus souvent pour y assurer le renfort des machines de type courant (030 et 040 PO).
Ce mode d’exploitation nécessita l’édification de dépôts complets, avec pont tournant et rotonde, aux deux extrémités de la section, à Aurillac et à Murat.
Ces machines seront radiées en 1924.

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Machine-tender n°2203, type 050T pour lignes à fortes rampes, dite "Cantal", série 2202 à 2203 construite en 1868 et 1869.

Les 040 PO série 1101 à 1258 :
Cette série de l'école Forquenot pour lignes accidentées, numérotées 1141 à 1258 par la Compagnie du Paris Orléans, fut construite en séries successives de 1863 à 1887.
Elles travaillaient en simple traction sur les sections à déclivité modérée.
La série a reçu d'origine la cabine fermée, le tablier est relevé sur les quatre essieux.
La chaudière est modernisée entre 1914 et 1931 avec recul du dôme et installation d'une ou deux sablières Lambert, d'un échappement trèfle et du frein à air.
Dès 1922, certaines machines reçoivent la surchauffe et leur immatriculation se complète d'un S : à la création de la SNCF elles deviennent les 4.040E, alors que les machines sans surchauffe deviennent les 4.040F.
Dépôt Aurillac et Murat.
Service : Aurillac – Arvant, Montluçon – Aurillac.
Sur la ligne du Lioran, où elles ont longtemps remorqué des trains de marchandises et mixtes, leur charge maximum étaient en rampe de 30‰ de 130 tonnes à 15/20 km/h.

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Machine n° PO-1148, devenue 040.E.191 à la création de la SNCF.


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La 040 E 239 a émigré à Tarbes lors de la création de la SNCF.


Ensuite, viendront les fameuse 5300 du PO, future 141 TA de la SNCF, machines de montagne par excellence !
Le dépôt d’Aurillac recevra ses premières 5300 du 2ème et 3ème lot en 1913, puis des locomotives du 5ème et 6ème lot.
Pour l’anecdote, se sont les 040 PO qui assureront les missions de renfort aux 5300 PO, les 050 T ayant quitté les lignes du Cantal vers 1910.

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141-TA-450 en gare d'Aurillac.
Photo L.M. VILAIN.


Ne pas oublier non plus, les machines plus classiques qui ont-elles aussi œuvré sur cette ligne :

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Les 030 PO.
Locomotives mixtes, série 1566 – 1605 Forquenot, construites de 1875 à 1877.
Dépôt Aurillac.
Service : Aurillac – Arvant, Aurillac – Capdenac, Aurillac – Souillac, Aurillac – Eygurande.
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Les 130 du PO :
Locomotives mixtes, série 1619 – 1663, issues de la transformation en 1905 – 1910 de locomotives mixtes du type 030, série 1516 – 1565 datant de 1860 – 1864.
Dépôt Aurillac et Capdenac.
Service : Aurillac – Arvant, Aurillac – Capdenac, Saint-Denis – Aurillac.
Sur la ligne du Lioran, celles du dépôt d’Aurillac remorquaient des trains de voyageurs et mixtes d’un poids moyen de 174 tonnes, en consommant 7,5 kg de charbon au 100 t/km.
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Les 141 TA ne furent pas les seules Mikado à arpenter cette ligne.
Les 141 F, issues d'une transformation des 141 C du PLM, assurèrent un service mixte entre Clermont-Ferrand et Neussargues.

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La 141 F 282, préservée à la Citée du Train, à Mulhouse, est issue de la série des 141 C du PLM
Ce sont des locomotives Mikado de type "compound" aux importantes qualités de traction (bonne grimpeuses).
Elles ont assuré la traction de trains de voyageurs et de marchandises du PLM, puis de la SNCF.
Elles ont servi de base à la réalisation des 141 P.
Document [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Voici une liste complète des locomotives à vapeur qui ont arpenté cette ligne :
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© Archives du Cantal.

2 - L’autorail :

Le premier autorail à poser ses roues sur la ligne de Clermont-Ferrand à Aurillac fut une Micheline du type 11, à 24 places, le 4 avril 1933.
Le temps de parcours était remarquable pour l’époque, de 3h07 ou 3h08, selon le sens, à une vitesse moyenne de 53 km/h.
Mais la fréquentation demeura faible, et l’expérience ne dura qu’un semestre, du 4 avril 1933 au 7 octobre 1933.

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Micheline type 9, Panhard, 24 places, utilisée pour le service Clermont-Ferrand – Aurillac.

Six ans plus tard, en 1939, arrivèrent les autorails ADP Renault.
10 seront affectés au dépôt d'Aurillac.
4 VH Renault sont affectés au dépôt d’Aurillac de 1950 à 1962.
Quelques ABJ de Bordeaux (autorail directs Bordeaux – Aurillac et express Brive – Aurillac).
Les ADX2 fréquentèrent aussi la ligne, mais ils étaient essentiellement basés à Carmaux.
(Liaison Aurillac – Capdenac et Brive – Aurillac).
Episodiquement aussi quelque X 2400 et quelque rares Picasso.
Puis ce fut l’heure de gloire des légendaires X 2800, dès l’été 1957, et ce, jusqu’au changement de service de décembre 2006.
On peut citer aussi les X 2100 (relation Toulouse – Aurillac – Clermont) et X 2200 de limoge sur Brive – Aurillac.

Aujourd’hui, cette ligne est parcourue par les X 72500, X 73500 et AGC X 76500.

3 - Autre matériel :

- Les 040 DG futures BB 66000
- les A1A A1A 68000 qui furent mise en tête des rames tractées durant une décennie.
- Les BB 67400 qui remplacèrent les A1A A1A 68000 dès l’automne 1975, et ce jusqu’à nos jours.

Tout en restant sur cette ligne de Figeac à Arvant, je vais un peu sortir de la limite que je me suis fixée, (Aurillac), mais je ne peux résister au plaisir de partager cette photo signée Jean Porcher, et qui illustre bien le charme des omnibus !
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Le 22 juillet 1967, Le train omnibus 4845, Capdenac - Villefranche-de-Rouergue, tracté par une BB 66000 en livrée d'origine, arrive à Villeneuve-d 'Aveyron.
Noter la voiture Sud-Ouest modernisé partiellement (le toit d'origine en bois, recouvert d'une toile goudronnée a été conservé.)
Par contre, je n'arrive pas à identifier formellement le fourgon... Peut être un OCEM Etat ?
Photo J. Porcher.


(À suivre…)

Didier C.


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D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal – 5.

Message par Tireman le Lun 12 Oct 2015 - 11:10

Arvant, Gare de bifurcation – 1 :

Point de départ de notre voyage, la gare d’Arvant est située sur le territoire de la commune de Bournoncle-Saint-Pierre, dans le département de la Haute Loire.
C’est une gare de bifurcation, est située au point kilométrique (PK) 478,749 de la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac, et au PK 408,342 de la ligne de Figeac à Arvant.
Son altitude est de 426 m.

1) Histoire et genèse de la Gare :

Arvant n'est même pas un hameau lorsque le rail l'atteint en 1856, c'est un simple lieu-dit à l'extrémité nord de la commune de Bournoncle-St-Pierre sur une route qui joint la grande longitudinale (actuelle N 9) Paris-Perpignan à Brioude (voir le croquis ci-dessous). A Arvant un pont franchit un petit affluent de l'Allier, la Leuge. Mais la route n'a éveillé là aucune activité. Les états du recensement de 1851 ne présentent sur la route, à 2 km 1/2 d'Arvant, que la douzaine de maisons et l'auberge du hameau des Combes.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Arvant apparaît pour la première fois sur le recensement de 1861 avec 48 habitants répartis en 8 maisons ; comme activité, des employés de chemins de fer et deux aubergistes. En 1866, même chiffre, la jonction avec Aurillac par le tunnel du Lioran n'est toujours pas ouverte, la voie ferrée ne va que jusqu'à Murât ; l'Inspecteur principal des chemins de fer à Clermont estime que les installations de la gare sont bien trop importantes pour son activité et les commerçants ne semblent pas pressés de s'installer dans ce fond particulièrement malsain depuis qu'une sablière exploitée lors de la construction de la ligne s'est remplie d'eau et sert à rouir le chanvre.

L'achèvement de la ligne d'Aurillac explique cependant avec l'arrivée de nouveaux agents du P.L.M. et du PO qu'on trouve 156 habitants en 1872.
Un peu plus tard les contestations entre le PO et le P.L.M. au sujet de l'acheminement des vins du Languedoc justifieront encore, puisque Arvant est une gare de transit, un nombre plus grand d'agents : en 1896 il y a plus de 300 habitants parmi lesquels outre des commerçants de détail, on commence à trouver des salariés qui ne sont pas employés de chemin de fer : deux groupes parmi ces salariés : des tuiliers car le traitement de l'argile déjà ancien dans la région se développe avec les bonnes communications et surtout des mineurs, le groupe le plus important après les cheminots, travaillant aux houillères de Brassac.

Le chiffre des employés de chemin de fer ne continue cependant plus d'augmenter après 1910. Les contestations entre PO et PLM au sujet des vins du Languedoc ont en effet été abandonnées et Arvant ne semble pas exiger un accroissement de personnel.
Ce n'est qu'en 1921 que l'effectif ferroviaire augmentera à nouveau avec les lois sociales sur la diminution de la durée hebdomadaire du travail. Cette stagnation explique le palier que l'on constate dans les chiffres de population pendant plus de vingt ans.
Cependant en ce début du XXe siècle Arvant, avec une chapelle, une école, fait déjà figure de bourg.

La construction de cités de cheminots par le PLM en 1930 déterminera une nouvelle augmentation de population, un nouveau contingent de mineurs de Brassac venant se loger dans les habitations laissées libres et la progression continuera puisqu'en 1946 Arvant arrive à 559 habitants.

Le développement des agglomérations ferroviaires par rapport aux centres proches amène à penser à l'origine des nouveaux habitants. On peut se demander si ce sont les hameaux voisins dépeuplés, les anciens centres communaux vidés qui ont donné la nouvelle population.
Les documents que nous avons pu consulter semblent indiquer que la majorité des nouveaux habitants vient sinon de la commune, tout au moins des communes voisines. Ceci est vrai non seulement pour les commerçants mais aussi pour les cheminots.
Le recrutement du personnel des chemins de fer semble bien avoir été depuis l'origine essentiellement local. L'existence dans plusieurs des hameaux des agglomérations de « cheminots paysans » (fils, gendre aidant à l'exploitation familiale, et même propriétaire exploitant), peut apparaître aussi comme une explication.

A Arvant, en 1876, on trouve parmi les 49 employés de chemin de fer, 23 originaires des communes voisines de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme, 12 originaires d'autres départements du Massif Central.

Dans l'agglomération d'Arvant proprement dite on trouve désormais à côté des cheminots et des commerçants de détail une majorité de mineurs travaillant aux mines de Brassac (St-Florine, Brassac, Auzat) ou d'ouvriers d'industries (surtout accessoires d'automobiles) établies à Brassac ou à Issoire. Pour l'ensemble de la commune, mineurs et ouvriers travaillant au dehors sont plus de 80. On relève même 9 ouvriers travaillant à Clermont.
Les nouvelles constructions d'Arvant, villas assez coquettes, appartiennent en majorité à une autre tranche de la population. Il y a 59 retraités parmi lesquels 33 de la S.N.C.F. qui ont pour la plupart fait la majorité de leur carrière à Arvant.
L'ensemble des résidences d'été est insignifiant, l'intérêt touristique d'Arvant est en effet bien moindre que celui de Neussargues.
D'agglomération ferroviaire, Arvant semble devenir de plus en plus un composé de commune-dortoir et de pays de retraités.

Source:
"Un problème de population dans le Massif Central : les agglomérations ferroviaires" par R. Caralp.
Revue de géographie de Lyon, Année 1959, Volume 34.


2) l'activité :

Il faudra attendre l’ouverture intégrale au service commerciale de la ligne des Cévennes, le 16 mai 1870, pour que l’activité de cette gare prenne toute son importance.

Au niveau du trafic marchandises, elle était idéalement située entre plusieurs bassins miniers :
Au nord (Gisement houillers de la vallée de l’Allier) et au sud (Bassin des Cévennes).
Encore au sud, les produits chimiques et de la bauxite traités par l'usine de Salindres (Gard).

A l’ouest, les mines d’antimoine de Blesle-Massiac.
A cela s’ajoutait les activités agricoles, l’élevage et l’exploitation forestière.
L'activité triage cessera en 1958...

Au niveau du trafic voyageur, en 1856, un train-poste et deux trains mixtes quittent Arvant chaque jour pour Paris. Le voyage s'effectue en une trentaine d'heures.
A l’ouverture vers Aurillac, la transversale cantalienne verra circuler 4 trains omnibus d’Arvant à Neussargues.
A l’ouverture de la ligne des Cévennes, ce seront 3 trains quotidiens auquel s’ajouteront 2 express Paris – Nîmes, un de jour et un de nuit.

Aujourd’hui, en théorie, cette gare est toujours ouverte au service du fret (train massif et wagons isolés pour certains clients), mais c’est plutôt un service de transit.
(Un bruit cours concernant une vente possible de l’emprise marchandise…)

Pour ce qui est du service voyageur, les guichets de la gare sont ouverts tous les jours, et elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport.
La gare est desservie par des trains Intercités qui effectuent des missions entre les gares de Clermont-Ferrand et de Nîmes ou de Béziers.
La gare est également desservie par des trains TER Auvergne qui effectuent des missions entre les gares de Clermont-Ferrand et de Nîmes, du Puy-en-Velay ou de Brioude.
Egalement vers Aurillac et Toulouse-Matabiau.
Deux trains sont origine Moulins-sur-Allier depuis le service 2012 dans le sens impair ; dans le sens pair, il existe aussi un train Brioude – Gannat.

3) L’implantation et l’infrastructure :
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Chemins de Fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée • Bifurcations et des Gares principales 1904.
Source : © WikiPLM


Afin de planter le décor, en cliquant sur la vignette ci-dessous, vous découvrirez une vue aérienne annoté, datant du 27 juillet 1948, issue de la photothèque de l’IGN :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Du Nord au Sud :

  • Le poste d'aiguillage n°1.
    A gauche de l'axe de la ligne, le dépôt PLM et l'emprise de la halle aux marchandises.
    A droite, le triage, avec, légèrement dessous, le château d'eau qui appartenait au PLM.
    Le Bâtiment Voyageur et couvrant les quai, sa marquise.
    Le poste D'aiguillage n°2, près du PN67.
    L'ancien Dépôt du PO, inutilisé depuis 1936, entre les PN 232 et 68, avec un château d'eau qui lui était dédié.


Aditif du 4 aout 2016 :

J'ai reçu ce plan d'origine de la gare d'Arvant :
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Un clic sur la vignette ci-dessous ouvre le plan :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
© Collection Roland Sermet.
Ce plan n’est pas daté.
Cependant, en couverture, la mention "Compagnie PO-Midi" permet une datation à partir du 10 janvier 1934 à minima.



(À suivre…)

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Dernière édition par Tireman le Jeu 4 Aoû 2016 - 17:36, édité 5 fois (Raison : Refonte totale de la 1 ère partie)
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Re: D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal. (1er partie)

Message par snoop27 le Lun 12 Oct 2015 - 13:59

C'est reparti pour une ballade !
Belles photos, des liens intéressants à voir
:bravo et :merci

Vivement la suite Very Happy
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Re: D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal. (1er partie)

Message par Tireman le Lun 12 Oct 2015 - 15:49

Merci Snoop, Very Happy
pas de souci, le temps de modifier certaines info sur le dernier post, et je suis en train d'écrire la suite !
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D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal – 6.

Message par Tireman le Mar 13 Oct 2015 - 12:11

Arvant, Gare de bifurcation – 2 :

Le bâtiment des Voyageurs :

Dès l’origine, le bâtiment voyageur de 1856 témoigne des ambitions du Grand Central, puisque l’Inspecteur principal des chemins de fer à Clermont estimera que les installations de la gare sont bien trop importantes pour son activité.
(C’était avant la mise en service du tunnel du Lioran, qui autorisera la l’ouverture vers Aurillac, Figeac et Toulouse.)
Je n’ai aucun document sur le bâtiment original, mais tout me laisse à supposer qu’il fut construit sur le modèle des Gare voyageurs PLM ou Bourbonnais du Type 2ème classe :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Source : © WikiPLM

10 mai 1869 : Projet d’agrandissement de la gare d’Arvant - devis 295 000 francs (équivalent 1 million d’euros)
25 août 1871 : Projet d’une nouvelle voie et de plaques tournantes - devis 28 000 francs (équivalent 100 000 euros)

Sur le "Rapports et délibérations du Conseil général de la Haute-Loire" Session d’avril 1872, on apprend :
- Sur la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes, à la gare d'Arvant, (gare d’Arvant) on a exécuté des travaux d'agrandissement et d'aménagement bâtiment des voyageurs, comprenant l'établissement de nouvelles salles d'attente.
Et plus loin :
- A la gare d'Arvant, on a établi une marquise pour abriter les voyageurs.
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique.

Le bâtiment voyageur a été agrandi sur le modèle des Gare voyageurs du Type hors classe (PLM sur plans origine Bourbonnais) Voir exemples ci-dessous :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Coté cour des Voyageurs. Source : © WikiPLM

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Coté Voies. Source : © WikiPLM

Avec cette variante toutefois :
Le type de hors classe comporte un bâtiment principal à cinq portes ou fenêtres par étage, sur deux étages avec une aile, sans étage, à trois fenêtres ou portes, de chaque côté du bâtiment principal.
Dans le cas de la gare d’Arvant, le bâtiment principal sera à cinq portes de part et d’autre, et les deux ailes en comporteront quatre au lieu de trois.

Par contre, l’horloge coté cour des voyageurs est bien une copie conforme plan Bourbonnais !

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
L'horloge. Source : © WikiPLM

Le Buffet de la gare :
Suite à la mise en service de la ligne d’Arvant à Aurillac en 1869, la gare sera dotée d’un important Buffet en 1870.
Construit sur le territoire des communes de Vergongheon (Canton d’Auzon) et de Bournoncle (Canton de Brioude), cette structure paye un huitième de ses impôts à la Perception de Brioude pour la portion de terrain occupée sur cette dernière commune.

L'éclairage :
En 1900, la gare d'Arvant bénéficie de l'éclairage au gaz d' acétylène. A cet effet, 111 becs de gaz y sont installés.

La Bibliothèque de la gare, et l'autorisation de vent de timbres-poste et de carte postales :
Suite à décision du Ministre des Finances en date du 7 juillet 1888, la bibliothèque de la gare d’Arvant est autorisée à la vente des timbres-poste, cartes-lettres, cartes postales, enveloppes et bandes timbrées de toutes catégories.
Pour cette vacation, le gérant reçoit une remise de 1% en numéraire.
Les instructions du Ministère précisent que l’approvisionnement en timbres-poste, cartes postales a lieu exclusivement au bureau de poste qui les dessert, directement ou par l’intermédiaire des facteurs ruraux.
Sont également concernées par cette mesure, les bibliothèques des gares d’Issoire, Brioude, Langeac et Le Puy.

Source :
Geneanet.org [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] et [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Sur ce dernier site, l’Histoire et la petite histoire de la gare d’Arvant, bien documenté, est plutôt axée sur la ligne des Cévennes, mais il demeure néanmoins passionnant !

Illustration de ce qui précède par des cartes postales entre 1900 et 1910 :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Sur cette carte postale, on distingue très bien l'horloge qui me semble bien être d'inspiration Bourbonnais.
Collection [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].


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(À suivre…)

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D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal – 7.

Message par Tireman le Mar 13 Oct 2015 - 16:34

Arvant, Gare de bifurcation – 3 :

Le bâtiment des Voyageurs aujourd’hui :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
7 juin 1988, le Cévenol Paris-Gare-de-Lyon – Marseille-Saint-Charles au crochet d'une UM de BB 67400, celle de tête est la BB 67557.
X 2888 couleur "Bleu d'Auvergne", liaison Arvant - Toulouse-Matabiau.
Collection [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Photo du 8 octobre 2015.
© Ma pomme !


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Photo du 6 mai 2015.
Coté cour des Voyageurs.


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Photo du 6 mai 2015.
Coté cour des Voyageurs.
L’horloge a disparue…


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Photo du 8 octobre 2015.
Depuis la route de Vergongheon.


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Photo du 6 mai 2015.
Le BV de 1870, vu depuis les quais.
Direction Clermont-Ferrand à droite.
La marquise qui protégeait les voyageurs a disparue au tout début des années 1950.


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Photo du 6 mai 2015.
TER n°873807 de Clermont-Ferrand à Aurillac.


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Photo du 6 mai 2015.
Le BV de 1870, vu depuis les quais.
Direction Clermont-Ferrand à droite.


(À suivre…)

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Re: D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal. (1er partie)

Message par snoop27 le Mar 13 Oct 2015 - 19:19

Jolie collection de cartes postales :applause
Par contre sur les photos d'aujourd'hui, il y a un "ma pomme" que tu ne nous à pas présenté au début de ce fil :siffle (serait il Normand ? ahah )

Sur la dernière photo, c'est le bâtiment de l'ancien buffet que l'on aperçoit ? Qu'est il devenu ?
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Re: D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal. (1er partie)

Message par snoop27 le Mar 13 Oct 2015 - 19:21

J'avais oublié une autre remarque, on voit sur une photo des quais au-dessus de la pancarte du nom de la gare, une pancarte "TER Auvergne" ! Je n'avais jamais vu ça encore dans d'autres gares...
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Re: D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal. (1er partie)

Message par Tireman le Mar 13 Oct 2015 - 20:22

Bonsoir Snoop,  Very Happy

"© Ma Pomme" , et bien à force de mettre les copyrights des personnes qui m'ont confié des clichés, je me suis fait un petit plaisir  Wink  
Un peu d'autodérision en somme !
ahah
Pour la pancarte "TER Auvergne", il y a d'autre gare chez nous qui l'ont, peut être un point de fierté régionale ?

Sur la dernière photo, oui, c'est le bâtiment de l'ancien buffet que l'on aperçoit.
Il est devenu logement privé.
Dans la suite, où je vais traiter des infrastructures autre que le BV, je vais le présenter.

Didier.


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D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal – 8.

Message par Tireman le Mer 14 Oct 2015 - 10:06

Arvant, Gare de bifurcation – 4 :

Le dépôt du PO :

La Compagnie du Paris Orléans disposait de son dépôt, avec demi-rotonde à six voies et pont tournant dès 1869, lorsque fut ouverte la liaison vers Aurillac - Figeac.
Ce dépôt était situé au sud de la gare, entre les branches de Nîmes et d’Aurillac.
Ce dépôt disparaitra en 1936, au profit de celui d'Aurillac.
La rotonde sera rasées en 1962.
Seule subsiste le bâtiment du Chef de Dépôt, racheté par un ancien cheminot qui en a fait une très belle habitation, tout en sauvegardant l’architecture initiale.
Je n’ai hélas pas pu trouver de vues anciennes de ce dépôt.
A défaut, voici une vue aérienne de l’IGN, datant de 1954, plus détaillée que celle de 1948 que j’ai publié précédemment :
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

En cliquant sur la vignette ci-dessous, la vision est plus confortable !  Very Happy

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Sur la vue agrandie, on distingue parfaitement les 6 loges de la demi-rotonde, et la maison du Chef de Dépôt.
On distingue aussi l’emplacement du pont tournant, et le château d’eau, encore présent, dont l’ombre se projette sur la ligne de Nîmes.
A noter l’important convoi qui file dans la direction Nîmes !

Le dépôt du PO aujourd’hui :

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Photos du 8 octobre 2015.
Après l’ouverture totale de la liaison de Figeac à Arvant, le 20 juillet 1868, la Compagnie du Paris Orléans (P.O) dispose de son dépôt de locomotives en 1869.
Ce dépôt disparaitra en 1936, au profit de celui d'Aurillac.
La rotonde sera rasée en 1962.
Seule subsiste le bâtiment du Chef de Dépôt, racheté par un ancien cheminot qui en a fait une très belle habitation, tout en sauvegardant l’architecture initiale.
J’ai su que les fosses de visite avaient été comblées récemment.


(À suivre…)

Didier C.


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Re: D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal. (1er partie)

Message par snoop27 le Mer 14 Oct 2015 - 10:34

Une bien jolie maison en effet, elle devait abriter aussi à l'époque la feuille au RdC...
Sur la photo de 1954 on aperçoit aussi un autorail avec remorque en gare et un autre sur voie de service, devant une vapeur je suppose...
:merci pour ces photos Didier
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Re: D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal. (1er partie)

Message par Tireman le Mer 14 Oct 2015 - 12:02

Cette gare d'Arvant est à elle seule un véritable monument historique, Snoop.
A la fin de mon exposé sur cette gare, je publierai l'interview de Monsieur Alain Pontoise, ancien Directeur des TER Auvergne, aujourd'hui à la retraite, interview du journal La Montagne publié le 27 juillet 2014.
Il déclare entres autres :
« La gare d'Arvant est un bijou qu'il faut transmettre aux générations futures »

Snoop27 a écrit:Sur la photo de 1954 on aperçoit aussi un autorail avec remorque en gare et un autre sur voie de service, devant une vapeur je suppose...

Bien observé ! Very Happy
Je vais publier une vue aérienne de la même époque, couvrant l'ensemble de l'emprise ferroviaire, quand je traiterai de l'activité marchandises et triage de cette gare.

Didier.
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D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal – 9.

Message par Tireman le Mer 14 Oct 2015 - 12:19

Arvant, Gare de bifurcation – 5 :

Le dépôt du PLM :

Alors que la Compagnie du Paris Orléans dispose de son dépôt de locomotives depuis 1869, la Compagnie du Paris Lyon à la Méditerranée termine la construction de son propre dépôt. Cette nouvelle installation comprend une demi-rotonde de 8 voies, desservie par un pont tournant de 23m, manœuvré à la main, un quai à charbon ainsi qu’un château d’eau. Cette structure ainsi que le personnel sont alors rattachés administrativement au dépôt de Langeac.
J’ai pu en trouver deux plans grâce à WikiPLM :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Dépôt PLM 1937.
Document PLM Collection ©Roland Sermet


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Dépôt PLM 1942.
Document PLM Collection ©Roland Sermet


Sa dernière activité fut d’abriter les draisines de la Brigade des Voies.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Ce qui reste de l’ancienne demi-rotonde PLM, le 26 mars 1988.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Ce qui restait de la demi-rotonde sera rasé en 1990.
Pour cause de vétusté (du moins, c’est la raison invoquée) le pont tournant a été neutralisé.
Les bâtiments survivants de l’ancien dépôt (bureau et locaux du personnel) sont aujourd’hui occupés par un dépôt d'agro-alimentaire, ce qui a permis de les sauver de la destruction.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Photos du 8 octobre 2015.
Ces bâtiments étaient adossés à la demi-rotonde du dépôt PLM.
Ils sont aujourd'hui la propriété d'un dépôt d'agro-alimentaire.


Quelques vues du pont tournant.
A l’origine, ce pont de 23 mètres était manœuvré à la main.
Puis il a été doté d’une cabine avec la commande pour un moteur électrique.

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Photos du 8 octobre 2015.
Sur l'emplacement de l'ancien dépôt PLM, dont les dernières loges ont été rasées en 1990, l'ancien pont tournant de 23m, qui a été neutralisé.


(À suivre…)

Didier C.


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Re: D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal. (1er partie)

Message par ulysse le Mer 14 Oct 2015 - 14:39

Bonjour..

Toujours un plaisir de te suivre dans tes recherches...:super:

Bravo pour la conception des dossiers ...
même si je ne dis rien , je lis et observe en silence... :bravo
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Re: D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal. (1er partie)

Message par Tireman le Mer 14 Oct 2015 - 15:35

:merci  de ta visite Ulysse, et surtout, de ton appréciation !
C'est le genre de chose qui fait toujours un grand plaisir ! Very Happy
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D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal – 10.

Message par Tireman le Mer 14 Oct 2015 - 15:55

Arvant, Gare de bifurcation – 6 :

Les marchandises et le triage :

Ci-dessous, une vue aérienne de l’IGN, datant du 14 avril 1954 :
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Sur la vue agrandie, on peut voir, du nord vers le sud :

  • 1 - Le poste d’aiguillage n°1
    2 - L’ancien dépôt du PLM, repris par la SNCF.
    3 - La halle aux marchandises et l’emprise marchandises.
    4 - Le triage.
    5 - le BV.
    6 - Le buffet de la gare.
    7 - Le Bâtiment de la Brigade des Voies.
    8 - Le poste d’aiguillage n°2.
    9 - Le PN 67.
    10 - La bifurcation vers Aurillac (vers le haute) et vers Nîmes (vers le bas).

1969, la Compagnie du P.L.M procède à l’agrandissement de la halle à marchandises.
Nota : Entre les gares d’Arvant et Langeac, (ligne des Cévennes), lorsque la ligne a été construite, on a utilisé des rails en fer. Cette technique étant révolue, au cours de l’année 1877, les rails sont remplacés par des rails en acier.

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Cette vue aérienne de l'ensemble de l'emprise ferroviaire date d'avant 1958, les Postes d'aiguillage 1 et 2 sont présent, (Ils ont été rasé en 1969), et le triage est toujours actif (il a été arrêté en 1958).
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Vue aérienne de la même date que la précédente.
Au premier plan, la citée cheminote construite par le PLM.
La direction Clermont est en haut à gauche.
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Le poste d’aiguillage n°2 :

Ce poste d’aiguillage est situé à proximité du PN67, sur la R.N 102, au sud de la gare.
Dotée d’une technologie mise au point vers 1850 par Pierre Auguste Vignier (1811-1891), ce poste d’aiguillage va faire partie de l’environnement pendant plusieurs décennies et du quotidien de plusieurs générations de cheminots.
Entièrement mécanique, doté d’une vingtaine de leviers, il permettait la commande, en toute sécurité, des aiguillages et des signaux de sa zone d’action située côté sud de la gare d’Arvant, dont la bifurcation de la ligne de Nîmes et d’Aurillac.
Pour améliorer le niveau de sécurité, au fil du temps et de la mise au point de nouvelles techniques, les installations mécaniques sont complétées par des dispositifs électriques qui agiront directement sur les leviers du poste.
Après la cessation de l’activité triage en 1958, la garde du passage à niveau est confiée à l’aiguilleur.
Les deux postes seront remplacés par un poste unique en 1969, plus moderne et commandé depuis la gare.
Les deux postes seront démolis.

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Le poste d’aiguillage n°2, vu vers la direction Nîmes / Aurillac.

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Le poste d’aiguillage n°2 vu vers la direction du BV.

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Le poste d’aiguillage n°1, situé coté Clermont, vu vers la direction Nîmes / Aurillac.

Sources et crédit photos : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].

Les chariots transbordeurs :

De nombreuses gares possédaient  des Chariots transbordeurs pour déplacer les voitures voyageurs et les wagons sur les voies principales, de service, ou de remisage.
Le principe de fonctionnement était simple, le chariot était disposé dans l'axe de la voie et le wagon hissé dessus guidé par les gorges en ferrailles du chariot. Après immobilisation du wagon ou de la voiture, le chariot roulait sur les rails perpendiculaires à la voie à l'aide d'un système de galets guides. Les différentes opérations de traction étaient effectuées soit à bras d’homme, soit avec un cheval.
Ce système très astucieux, disparaitra avec l’augmentation en gabarit et en poids des wagons.

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Le système, coté sud de la gare.
On distingue bien le chemin de roulement perpendiculaire aux voies.
A l'extrême gauche du cliché, on peut apercevoir l'un des chariots transbordeur.
Ce chemin de roulement allait, à l’époque de la photo, jusqu’à la remise atelier.
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La carte a été postée le 13 septembre 1908.
Vue coté nord de la gare.
A gauche du cliché, on peut apercevoir l'un des chariots transbordeur, et sa voie qui traverse perpendiculairement les autres voies.
En tête du train PLM, une 220 C du PLM, dite "coupe-vent"


(À suivre…)

Didier C.


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Re: D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal. (1er partie)

Message par snoop27 le Mer 14 Oct 2015 - 16:51

:merci Didier pour cette présentation de la gare et les superbes cartes et photos d'époque
:merci aussi aux propriétaires de ces documents de te permettre de nous les faire partager
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D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal – 11.

Message par Tireman le Mer 14 Oct 2015 - 16:56

Arvant, Gare de bifurcation – 7 :

Un peu de tout, en vrac :

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Un peut en amont du dépôt, nez à nez, deux plats chasse-neige du type "LANGEAC"
Photo du 22 juin 1985.
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Près du PN 67, Le Grand Hôtel, devenu ensuite l'Hôtel Terminus.
Noter au droit de la locomotive, le sémaphore typique PLM !
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Le même, le 8 octobre 2015.
Au niveau du PN 67, sur la Nationale 102, dite Route de Brioude, l'hôtel Terminus.
Son destin a été lié avec celui de la gare.
Il en a partagé l’heure de gloire, comme il en partage la décrépitude...
Situation : Lieu-dit "Arvant", commune de Bournoncle-Saint-Pierre, 43360.


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Photo du 8 octobre 2015.
A l’angle de l’Hôtel Terminus, cette rue qui indique le passé ferroviaire de ce hameau.


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Photo du 8 octobre 2015.
Direction Clermont à gauche.
Un hangar métallique a remplacé L'ancienne halle aux marchandises.
Il semble aujourd'hui semble servir de dépôt à une jardinerie.
Ce couvert du dépôt de Clermont-Ferrand, du Service VB sert de magasin atelier.


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Photo du 6 mai 2015.
Direction Clermont à droite.
Un couvert du dépôt d’Aurillac aménagé pour le service de la voie.


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Photo du 6 mai 2015.
Direction Clermont à droite.
Le long de l'ancien quai découvert marchandises, deux plat avec des containeurs aménagés pour le Service VB.


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Photo du 6 mai 2015.
Vue direction Clermont.
L'espace et le nombre de voies de stockage donnent une idée de ce que fut l'activité passée de cette gare sur ce double axe, et encore, quelques une ont été retirées…


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Photo du 8 octobre 2015.
Vue en direction de Clermont.
Ce bâtiment a probablement été un logement pour des cheminots ?


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Photo du 8 octobre 2015.
Vue en direction de Clermont.
Le bâtiment de gauche, dont la dernière fonction a dut être d'abriter la Brigade des Voies, était à l'origine le Corps de Gardes, et était aussi le logement des conducteurs de train.
Le bâtiment en arrière plan à droite était l’ancien buffet de la gare.
Les deux ne semblent plus appartenir à la SNCF. Ils ont été rachetés, probablement par la municipalité.


(À suivre…)

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Re: D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal. (1er partie)

Message par Tireman le Mer 14 Oct 2015 - 17:28

snoop27 a écrit::merci  Didier pour cette présentation de la gare et les superbes cartes et photos d'époque
:merci  aussi aux propriétaires de ces documents de te permettre de nous les faire partager

Very Happy de ce coté là, je dois dire que je suis toujours tombé sur des gens ouverts au partage.
Il suffit simplement de présenter le projet, et de demander... :siffle
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D’Arvant à Aurillac, la traversée du Cantal – 12.

Message par Tireman le Mer 14 Oct 2015 - 17:47

Arvant, Gare de bifurcation – 8 :

Pour conclure :

Toutes les photos qui suivent sur cette page ont été prisent le 8 octobre 2015.

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Depuis  le PN 67, Vue dans le sens pair des deux lignes, vers le BV.
Situation : Lieu-dit "Arvant", commune de Bournoncle-Saint-Pierre, 43360.


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Depuis  le PN 67, dans le sens impair des deux lignes.
A gauche, la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac, dont on aperçoit la pancarte du PK 479.
A gauche, bifurque la ligne en direction d'Aurillac.


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PK408,000 - Vue sens pair de la ligne.

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Exactement à la hauteur du PK408,000 - Direction Aurillac à gauche.
Au premier plan, la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac.
Au second plan, la ligne qui nous intéresse, celle de Figeac à Arvant.


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PK407,737 – PN232 – Direction Aurillac à gauche..
Cet ancien PN gardé, devenu automatique du type SAL2, est situé sur la rue des deux barrières, ainsi nommé parce qu’elle est coupée par deux passages à niveaux :
Le PN 232, pour la ligne de Figeac à Arvant, et le PN 68, pour la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac.
La maisonnette des Garde-barrières a été racheté par un cheminot retraité, avec qui j’ai eu un échange des plus cordiaux !
Situation : Rue des Deux Barrières, lieu-dit "Arvant", commune de Bournoncle-Saint-Pierre, 43360.


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PK407,737 – PN232 – Vue sens pair de la ligne.
Un convoi de plats à bogies, tracté par la BB 69278 en livrée Infra passe le PN232.
Les BB 69200 sont des locomotives issues de la rénovation et remotorisation de BB 66000 en cours pour les activités Fret et Infra de la SNCF.
Bien qu'elles soient aussi nommées BB 69000 par simplification, elles ne doivent pas être confondues avec les BB 69000, locomotives prototypes de grande puissance, contemporaines des CC 70000.
La BB 69278, Ex BB 66278, mise en service le 23 avril 1967, devenue BB 69278 le 11 septembre 2009, dépôt STF Locomotives INFRA SLI.
Situation : Rue des Deux Barrières, lieu-dit "Arvant", commune de Bournoncle-Saint-Pierre, 43360.


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PK407,737 – PN232 – Vue sens impair de la ligne.
L'Infra poursuit sa marche vers Aurillac ou Figeac ?
Un programme de travaux de rénovation de la voie est en cour du 5 octobre au 15 novembre 2015, entre Aurillac et Figeac.
Situation : Rue des Deux Barrières, lieu-dit "Arvant", commune de Bournoncle-Saint-Pierre, 43360.


Nous voilà à fin de cette présentation de la Gare d’Arvant.
Notre prochaine étape sera la gare de Lempdes.

Avant de quitter cette belle gare, une compilation de vues anciennes par ce que je pense être un enfant du pays, Hercé D'ARVANT :



Et, l'interview de Monsieur Alain Pontoise, ancien Directeur des TER Auvergne, aujourd'hui à la retraite, interview du journal La Montagne publié le 27 juillet 2014.
Alain Pontoise a écrit:« La gare d'Arvant est un bijou qu'il faut transmettre aux générations futures »
Est-il utile de préciser que je partage entièrement l’ensemble de son analyse ?
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(À suivre…)

Didier C.


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