De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles.

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De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles.

Message par Tireman le Jeu 12 Fév 2015 - 20:17


Pour débuter cette étude de cas, ce dessin de Pierre Delarue-Nouvellière, publié dans le n° 546 du 6 mai 1956 de la revue "La vie du Rail".
Pierre Delarue-Nouvellière (1889 – 1973) était un artiste, illustrateur et photographe, à qui je tiens à rendre un modeste hommage ici.
Passionné de train, il illustrait fréquemment des articles de revues concernant le chemin de fer comme "La Vie du Rail".


Bonjour à tous,

J’aurais pu aussi titrer :
"Et le Chemin de Fer engendra un géant", puisque c'est la ligne du viaduc des Fades…

Dans l’étude de cas qui va suivre, en plus de mes photos, je me suis documenté à partir du livre de Monsieur José Banaudo, "Sur les Rails d’Auvergne", aux éditions du Cabri, à partir du N° 546 du 6 mai 1956 de La Vie du Rail, consacré à la ligne de Lapeyrouse à Volvic, et surtout, à partir de l’œuvre gigantesque d’un homme, Monsieur Jean-Paul Soulier, secrétaire de l’association Sioule & Patrimoine, association qui a pour vocation essentielle la sauvegarde du Viaduc des Fades.

Jean-Paul Soulier a écrit un ouvrage fort documenté à propos de Viaduc des Fades, "Naissance d’un géant", ouvrage aujourd’hui épuisé.
Il est aussi l’auteur de nombreux articles historiques dans le Bulletin de l’association, "L’Echo de la Vallée".
Il prépare un second ouvrage "Le Viaduc des Fades, un géant oublié", dont la parution est pour le moment reportée, faute d’un nombre suffisant de réservations.
C’est Monsieur Jean-Paul Soulier qui m’a fourni la majeure partie des documents anciens que je publierai dans cette étude de cas, avec son aimable autorisation.

Un peu d’Histoire :

Comme pour beaucoup de lignes du Chemin de fer de la France du XIXe siècle, c’est la présence d’un bassin minier dans le nord du département du Puy-de-Dôme qui est à l’origine de la genèse de cette ligne.
En l’occurrence, il s’agit du bassin minier de Saint-Eloy-les-Mines, situé dans la partie nord des Combrailles.

NB : Pour les "parisiens", les Combrailles sont une région naturelle de basse montagne, située au nord-ouest du Massif central, à cheval sur les départements du Puy-de-Dôme, de l'Allier (région d'Auvergne) et de la Creuse (région du Limousin).  Wink

L’exploitation de ce bassin minier est attesté dès le XVIIIe siècle avec :
- Les mines de charbon de La Vernade (Commune de Saint-Éloy qui ne s’appelait pas encore Saint-Eloy-les-Mines) et La Peize (Commune de Gouttières).
- Le plomb argentifère de Roignon (Commune de Youx) et Mas Boutin (Saint-Éloy).

Ces gisements étaient, au XVIIIe siècle, exploité de manière totalement artisanale, donc avec un rendement insignifiant.
À part l'alimentation des quelques forgerons du pays qui n'avaient qu'un fer rare à travailler, le seul débouché était les fours à chaux de la région d'Ébreuil et les tuileries et poteries de la paroisse de La Pérouze (Qui deviendra Lapeyrouse).
Le transport se faisait par charrettes à bœufs, ainsi que par bâts, sur chevaux.
Au début du XIXe siècle, le charbon de Saint-Eloy allait être exploité de façon plus rationnelle grâce au forage de puits et aux galeries souterraines.

L’augmentation des rendements qui en découla incita la Société des Houillères de Saint-Eloy à mettre en service en 1865 une voie ferrée privée entre Saint-Eloy et Lapeyrouse où devait passer la future ligne de Montluçon à Gannat en cours de construction par la Compagnie du PO. (A l’occasion, cette société transforma son nom en Société des Mines et du Chemin de Fer de Saint-Eloy).
Devant les retards pris par la ligne de Montluçon à Gannat, la société minière obtint en 1866 l’autorisation de faire circuler ses trains jusqu’à Commentry, sur la ligne du PO non encore ouverte à l’exploitation.
Cette ligne de Saint-Eloy à Lapeyrouse est ensuite cédée à l'État par Décret Impérial le 27 septembre 1869, puis rétrocédée à la Compagnie d'Orléans qui l’ouvrira au trafic voyageur le 19 juin 1871, le même jour que la ligne de Commentry – Gannat.

Dans le dernier quart du XIXe siècle, en application de La loi du 17 juillet 1879 (dite plan Freycinet), la Compagnie du PO eu l’idée de prolonger cette antenne de Saint-Eloy vers le sud, en direction de la ligne du Chemin de Fer de Clermont à Tulle, afin d’avoir un débouché direct de Paris vers Clermont-Ferrand, détournant ainsi certains trafics qui profitaient alors exclusivement à son concurrent, le PLM, par l’itinéraire du Bourbonnais.
Ce projet recueillie l’aval des élus locaux, lesquels voyaient là l’opportunité de la mise en valeur du bassin, et la transformation agricole de la région qui était à l’époque particulièrement isolée.

C’était un usage bien établi, dès que le projet d’une ligne du Chemin de Fer pointait le bout de son nez, les hobereaux et notabilités locales faisaient le siège du Ministère et de la Compagnie, afin que la ligne passe dans leur carré de luzerne.
(Notez que l’usage en est toujours répandu, certains notables auvergnats sont ulcérés de ne point avoir leur TGV à leur porte !)
Plusieurs études furent faites ou demandées par les collectivités locales, dont les principales :

- St-Eloy à Eygurande par Gouttières, St Gervais et Pontaumur.
- St-Eloy à Pontgibaud par Gouttière et la vallée de la Sioule.
- St-Eloy à Vauriat par Gouttière, les Ancizes et Manzat.
- St-Eloy à Pauniat, par Gouttières, les Ancizes et Manzat, avec embranchement de Gouttière sur Letrade (ligne de Montluçon à Eygurande).

C’est ce dernier tracé qui l’emportera, avec toutefois, l’étude de trois variantes sur ce même axe.
Voir le plan ci-dessous :


Collection Jean-Paul Soulier, sur un plan de Fabien Bonichon.

Il fallu plusieurs décisions ministérielles (21 juin 1895 et 26 mai 1897) pour que le tracé définitif (en trait plein sur le plan) soit adopté.

Classée dans le plan Freycinet le 17 juillet 1879, sous le n°106 et sous l’appellation de "ligne de Saint-Éloi au col de Vauriat (*) et raccordement du col de Gouttières à la ligne de Montluçon à Eygurande".
Cet ensemble est déclaré d'utilité publique par une loi le 22 juillet 1881.
(* Le col de Pauniat sera substitué à celui de Vauriat.
Etrangement, ce "col de Vauriat" qui est attesté au XVIIIe et XIXe siècle a totalement disparu de nos jours. Il était cartographié entre les puys de Tressoux et de la Louchadière ; il s'agissait donc du point haut sur la route Volvic- Pontgibaud, 2,5 km à l'ouest de l'actuel col de la Nugère.
)

La Compagnie du PO obtient par convention le 28 juin 1883 la concession à titre définitif de la ligne de Saint-Éloy à Pauniat (hameau à proximité de la gare de Volvic, et qui est devenu Paugnat, de nos jours).
Cette convention est entérinée par une loi le 20 mars 1893.

Malgré sa relativement faible longueur, cette ligne nécessitera presque une décennie de travaux, (de 1902 à 1909), en raison de la nécessité de lancer un gigantesque viaduc pour enjamber la vallée de la Sioule, mais ça, cela fera l’objet d’un ou plusieurs chapitres.
Je peux tout de même dire que les travaux du viaduc furent entrepris en octobre 1901, mais subirent un important retard (près de 4 ans !) à cause d'un glissement de terrain sur le coteaux coté St-Eloy. Le viaduc sera achevé en septembre 1909.

Le calendrier de l’ouverture de la ligne s’établie donc ainsi :

- Lapeyrouse - Saint-Eloy-les-Mines : 27 février 1866 pour le trafic minier, puis le 19 juin 1871 pour le trafic voyageur.
- Saint-Eloy-les-Mines - Saint-Gervais-Châteauneuf : le 8 juin 1902.
- Les Ancizes-Saint-Georges - Volvic : le 6 avril 1908.
- Saint-Gervais-Châteauneuf - Les Ancizes-Saint-Georges : le 20 octobre 1909.

(A suivre…)

Didier C.


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De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles. (2)

Message par Tireman le Jeu 12 Fév 2015 - 20:32

Une brève description de la ligne qui s’inscrit entièrement dans le département du Puy-de-Dôme :

Origine du chaînage : Paris-Austerlitz via Orléans, Vierzon et Montluçon-Ville.
Longueur 56,7 km.

La ligne se détache de l’artère Bordeaux – Lyon (Via Limoge et Montluçon) à Lapeyrouse, se dirige en direction du sud, pour atteindre la vallée de la Bouble à Saint-Eloy-les-Mines.
Elle remonte cette vallée sur sa rive gauche jusqu’au col de Gouttières. (Rampes de 14 à 20°/°°)
Ensuite, elle suit les coteaux de la  rive gauche du Chalamon (affluent de la Sioule), pour atteindre Saint-Gervais-D’auvergne.
De là elle descend en pente régulière de 25°/°° vers la vallée de la Sioule où elle débouche par un tunnel de 389 m, le tunnel de Toureix.
La vallée de la Sioule est franchie par un viaduc de 480 m  de long, le Viaduc des Fades, faisant passer le rail à 132 m au-dessus de la rivière.
De l’autre coté, la ligne monte à flanc de montagne le long de la vallée de la Viouze, par une rampe à peu près continue de 24°/°°, traverse trois tunnels pour arriver à la gare des Ancizes-Saint-Georges.
A partir de là la ligne continue à monter par une longue rampe de 25°/°° jusqu’à la gare de Manzat, point culminant de la ligne, à 872 m d’altitude.
Elle descend jusqu’à la halte de Charbonnière-les-Varrennes (Pauniat) où elle rattrape la ligne de Tulle à Clermont Ferrand qu’elle longe jusqu’à Volvic.

La ligne a longtemps été exploitée sous le régime de la voie de gauche, régime classique des petites lignes de l’ancien PO, puis en régime VUSS (Voie unique à signalisation simplifiée) avec application de l'IGS4 juqu'en 1976 puis de l'annexe 1 du Règlement S 4 A à partir de 1977.
L’espacement des trains était assuré au moyen du CT (cantonnement téléphonique) à partir du 23 juin 2003.
Les gares sont du type de voie unique, voie de gauche type SNCF * avec signal unique de sortie.
(* : A l’intérieur des gares, la voie unique se dédouble en deux voies principales :
La voie A et la voie B, les trains de chaque sens étant normalement reçus sur la voie de gauche dans le sens de leur marche.)



Collection Jean-Paul Soulier.
Pour une vue agrandie, cliquer sur la vignette ci-dessous.



(À suivre…)

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Re: De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles.

Message par murielle le Jeu 12 Fév 2015 - 20:35

c’est bon çà et je dis bravo et encore Very Happy

_________________

Le train réel est la base de toutes les passions ferroviaires, et les gens y sont vrais, pas réduit comme en modélisme.
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De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles. (3)

Message par Tireman le Jeu 12 Fév 2015 - 20:55

L’exploitation :

1) Le matériel de Traction :

Jusqu’en 1923, les trains de voyageurs étaient au crochet de locomotives série 1516 à 1528 du PO, type 030. (Elles ont été réformées avant 1938.)
Les trains de marchandises étaient confiés aux séries 1141 à 1258, du type 040, et série 5501 à 5525, du type 050 (future 050 TA Sncf).
Ont aussi circulé des 130 série 1901 à 1962 du PO.
Ces locomotives ont été ensuite remplacées par des machines tender du type 141 TB (série 4401 à 4512 de l’Est), et surtout par les 141 TA (série 5301 à 5490 du PO) du dépôt de Montluçon.
Ces dernières assureront le service marchandises jusqu’en septembre 1969.
Le relais du trafic marchandise sera ensuite repris essentiellement par les BB 66000 et les A1A-A1A 68000.
Puis, en dernier lieu, ce seront les CC 72000 et BB 67400 qui assureront les derniers trains de fret pour les Aciéries Aubert & Duval aux Ancizes, et pour Rockwool à Saint-Eloy.

Si le trafic voyageur fut au début confié à la traction vapeur, avec de nombreux trains MV (Marchandises – Voyageurs, dits aussi « trains mixtes »), il devint progressivement le domaine des autorails dans les années d’après guerre :
Les fameuses « Michelines » type 23 jusqu’en 1952, puis les Renault VH (X 2001 à X 2336) jusqu’en 1954.
En  1954, les trains de voyageur omnibus et MV cèdent la place aux autorails.
Renault ADX 2 (X 5100 à 5200), Renault ABJ 4 (X 3601 à 3635), Renault/Decauville X 2400 (X 2401 à 2479), Renault/Decauville X 2800 (X 2801-2919), plus rarement les X3800 « Picasso », et, en dernier lieu, X 2200, les EAD (Éléments Automoteurs Doubles) X 4300 et X4500, et enfin, les X 73500.


2) Le trafic de la ligne :

a) Un trafic voyageur qui contribua largement à désenclaver la région :

A l’ouverture de la ligne, le 20 octobre 1909, trois trains omnibus Clermont-Ferrand – Montluçon aller/retour, circulèrent sur la ligne, à vitesse de 25 km/h, complété par quatre navettes ouvrières quotidiennes entre Lapeyrouse et Saint-Eloy-les-Mines.
La station thermale de Châteauneuf draine un trafic de curistes, avec correspondance par voitures hippomobiles en gare de Saint-Gervais – Châteauneuf.
Un trajet Paris – Clermont-Ferrand, via Montluçon, Lapeyrouse et Volvic s’effectuait en 11 heures.
Les années 1920 – 1930 furent la grande époque des Fades.
De nombreux trains spéciaux y acheminent les visiteurs, et cette manne touristique va s’accroitre avec les congés payés du Front Populaire de 1936.
Il y aura trois aller/retour quotidiens entre Montluçon et Clermont jusqu’en 1991.
A signaler le 12 mars 1970, le 1er des voyages scolaires baptisé "Panoramix", au départ de Clermont-Ferrand avec arrêt sur le viaduc des fades, à bord de l’autorail panoramique X 4200 du Cévenol, trafic relayé plus tard par les EAD X 4500.
A signaler aussi, le 16 septembre 1984, lors de la fête du 75ème anniversaire du viaduc des Fades, la venue de la Mikado 141 R 420 de Clermont-Ferrand à la tête d’un train spécial !

b) Le déclin :

A partir de 1965, chute brutale de la fréquentation de la ligne, due à la concurrence des lignes d’autocars départementaux, et à la démocratisation de l’automobile.
La fréquentation journalière moyenne reste tout de même de 200 voyageurs/jours en 1967.
A partir de septembre 1991, limitation au parcours Clermont-Ferrand – Saint-Eloy et retour du lundi au jeudi des trois aller/retour journaliers.
Le parcours jusqu’à Montluçon n’est plus assuré que le vendredi, samedi et dimanche.
Dans la même période, six arrêts facultatifs sont supprimés :
Lannet (halte), Youx, Saint-Priest – Sauret, les Fades (la halte du viaduc), les Richards (halte), Manzat et Charbonnière-les-Varennes.
La gare de Gouttières n’est plus gérée.
En septembre 1992, la gare de Saint-Gervais – Châteauneuf devient un P.A.N.G (point d'arrêt non géré).

En 2003, la ligne des Fades est classée au niveau 9 sur l’échelle UIC, c'est-à-dire au dernier rang des lignes à faible trafic.
Hors, moins les lignes sont fréquentées, moins elles bénéficient d’un entretient régulier, et plus elles se dégradent.
Et plus elles se dégradent, plus elles sont soumises à des limitations de vitesse drastiques :
- 60 km/h de Lapeyrouse au viaduc des Fades,
- 30 km/h sur le viaduc lui-même,
- 50 km/h du viaduc à la gare des Ancizes – Saint-Georges,
- et 60 km/h des Ancizes à Volvic.
Par la suite, les ralentissements tomberont à 40 km/h sur certaines portions…

Ironie de l’affaire, en cette même année 2003, achetés par le Conseil Régional, viendront sur cette ligne les modernes X 73500, capable de 140 km/h en croisière !
Les TER animés par la X 73500 retrouveront l’intégralité du parcours Clermont – Montluçon, avec trois aller/retour en semaine, et deux le week-end.
Début 2005, les circuits touristique à vapeur, assurés par les Mikado 141 R 420 de Clermont-Ferrand et 141 R 840 de l’AAATV de Cosne-sur-Loire, seront "interdits de viaduc".

Le Samedi 8 décembre 2007, le dernier train de la ligne franchira le viaduc.
La SNCF affrétera à l’occasion un vieil EAD X 4300 des années 60, au lieu d’un moderne X 73500, ce qui fera titrer au quotidien "la Montagne", le lendemain, "Un enterrement de seconde classe…"

c) le trafic marchandises :

Si le trafic fret de la ligne fut essentiellement tributaire du bassin houiller de Saint-Eloy-les-Mines, et des aciéries Aubert & Duval aux Ancizes, sujets qui seront développés lorsque je traiterai de ces localité, il convient de souligner les trafics suivants :

- La pouzzolane de Volvic et de Charbonnière-les-Varennes. (15 802 tonnes en 1981)
- La pierre concassée de la Carrière militaire de la Roche Sauterre, active de 1916 à 1934.
Je n'ai pu trouver le tonnage représenté par l'exploitation de cette carrière de basalte, mais il devait être assez conséquent, puis qu'il a justifié un embranchement direct par voie étroite, et une modification importante du plan de voies de la Station de Manzat.
- Le bétail au départ de Saint-Gervais-D’auvergne et de Saint-Eloy-les-Mines.
- Le bois de mine et de trituration au départ de Gouttières.
- Les scories ferreuses au départ des Ancizes.
- Après la fermeture des mines de Saint-Eloy, le trafic généré par l’usine Franconite, rachetée par Everitube (fermeture en 1984), et celui de l’usine Rockwool (toujours en activité).
- Les divers trafics de fournitures agricole, particulièrement les engrais et amendements.

d) la fermeture, heu, pardon, la "suspension" :

Le dimanche 9 décembre 2007, l’exploitation de la ligne de Lapeyrouse à Volvic est suspendue par la direction régionale de la SNCF pour "raison de sécurité" (air connu).  :siffle
Un train désherbeur a circulé le 19 novembre 2008 sur toute la ligne. Il s'agit, à ce jour, de la dernière circulation ferroviaire ayant parcouru la ligne.
En 2012, des aiguillages sont démontés sur le site de la halte de Charbonnière-les-Varennes, ainsi qu’un coupon de voie.
En 2014, deux PN, l’un à la gare de Gouttières (PN 265), l’autre à la hauteur des Fades (PN 287), sont recouvert d’asphalte.

3) le bilan :

Diverses considérations avaient présidé à la naissance de cette ligne :

- Désenclaver la région des Combrailles en application du plan Freycinet de 1878, dont l’ambition était que toutes les toutes les préfectures, les sous-préfectures soient reliées au réseau des chemins de fer, ainsi qu’un maximum de chefs-lieux de canton.
- Profiter à l’essor de l’industrie locale.
- Profiter à l’essor de l’agriculture locale.
- Développer le thermalisme locale.
- Permettre à la Compagnie du PO d’avoir une liaison directe vers Paris, sans être obligée d’utiliser une partie du réseau de son concurrent, le PLM.

Dans quelle mesure ces objectifs ont-ils été atteints ?

- Pour la compagnie du PO, même si le gain de temps n’était pas évident (ligne au profil tourmenté, rampes à 25°/°°, courbes de 250, voire 200 m de rayon), cette ligne lui a tout de même permis d’avoir une liaison directe vers Paris, sans passer chez son concurrent le PLM.
- Malgré des caractéristiques techniques peu favorable, cette ligne a desservi utilement et pendant de nombreuses années cette région Nord-Ouest du Puy-de-Dôme, région sans grandes villes, et par conséquent, sans grands moyens de communication avant le règne du transport routier.
- Le bassin minier de Saint-Eloy a pu se développer grâce au rail. Par contre, l’exploitation du bassin du Chalamont, n’a jamais réellement pris son essor, faute d’une rentabilité suffisante. (quoique, j’ai ouï dire d’autres raisons moins avouables…)
- L’arrivée du rail en Combraille aura été le vecteur essentiel et indispensable d’une économie rurale nouvelle et décisive, en permettant, entres autres, le développement de l’agriculture par l’apport à bas prix des amendements calcaires et des engrais chimiques indispensable à la disparition des jachères, et à l’amélioration des cultures. Ne pas oublier non plus le développement des foires.
- Par contre, les espoir quant au développement de la petite station thermale de Châteauneuf ont été déçus. Elle n’a jamais pu se hisser au rang des grandes stations auvergnates.

En résumé, la ligne de Lapeyrouse à Volvic a puissamment contribué à l’essor industriel et agricole, et a joué un rôle important dans l’activité économique des Combrailles.
Quel est donc l’avenir de cette ligne ?
Aujourd’hui, le transport collectif des voyageurs ce fait par des lignes d’autobus, et les routes sont inondées de poids-lourds.
Situation quelque peu anachronique, et en contradiction avec le fameux "Grenelle de l’environnement", qui préconise de privilégier le transport ferroviaire…
A ce jour, en Auvergne, les seul résultats visible de ce "machin", comme n’aurait pas manqué de le surnommer le Général de Gaule, c’est d’avoir vu fleurir sur nos crêtes et nos plateaux, ces moulinette géantes, disgracieuses, dispendieuses et inutiles, que l’on nomme "éoliennes".

(A suivre…)

Didier C.


Dernière édition par Tireman le Dim 7 Juin 2015 - 16:26, édité 5 fois (Raison : Ajour d'une information.)
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Re: De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles.

Message par Tireman le Jeu 12 Fév 2015 - 21:04

Merci pour ton soutien, Murielle ! Very Happy

Après vous avoir filé le "pavé" historique, demain on passera aux image d'hier, et d'aujourd'hui !

Bonne soirée.

Didier
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Re: De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles.

Message par snoop27 le Ven 13 Fév 2015 - 0:10

Eh bien une sacrée mise en matière ! :applause
Comme j'ai aimé le précédent documentaire, je vais m'installer et suivre avec attention... Shocked
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Re: De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles.

Message par Tireman le Ven 13 Fév 2015 - 8:00

:balade
Bienvenu dans mon petit train, Snoop27 !
Le confort est un peu spartiate, comme dans les trains de l'époque III, mais on peut ouvrir la fenêtre, et on peut fumer !
ahah

Didier.
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De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles. (4)

Message par Tireman le Ven 13 Fév 2015 - 20:14

Je vous propose maintenant une visite détaillée de cette ligne, visite au cours de laquelle, grâce à des plans et à des cartes postales, nous passerons de son glorieux passé, à son présent qui l’est beaucoup moins, hélas…
Je vais faire cependant une entorse à la coutume.
Je vais partir de la station de Volvic pour aller jusqu’à celle Lapeyrouse, point final de notre voyage.
La raison ?
J’habite à 12 km de la station de Volvic, c’était plus commode pour moi !
Nous allons donc parcourir cette ligne dans son sens impair.

Mon inventaire photographique s’est étalé d’août 2011 à mai 2012.

Bien sûr, je suis parfois revenu ultérieurement sur certains lieux afin de confirmer ou de préciser mes observation précédentes, auquel cas j’indiquerai les dates de prise de vue.

La Gare de Volvic :


La gare de Volvic est mise en service le 6 juin 1881 par l'Administration des chemins de fer de l'État.
Pour mémoire, à l’origine, cette gare appartenait à la ligne du Chemin de Fer de Clermont à Tulle, ligne concédée à la Compagnie du Chemin de fer de Clermont-Ferrand à Tulles, le 19 juin 1868.
Suite à la faillite de cette compagnie, l'Administration des chemins de fer de l'État reprend les travaux à partir de 1877 pour l'ouvrir à l'exploitation le 6 juin 1881.

La ligne est ensuite cédée par l'État à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO) par une convention signée entre le Ministre des travaux publics et la compagnie le 28 juin 1883. Cette convention est approuvée par une loi le 20 novembre suivant, et la Compagnie du PO, en reprendra effectivement l’exploitation à compter du 5 mars 1884.

Le plan ci-dessous m’a été envoyé en plusieurs scans, par un de mes correspondants du Forum des Trains de l’Histoire, Rolland Sermet , et publié avec son aimable autorisation..
Question archives anciennes, ce monsieur est une mine d’or !
Le problème, c'est qu'il n'était pas outillé pour me l'envoyer d'un seul tenant, et il a donc fallu que je "bidouille" un peu, afin d’obtenir le plan complet.
Le résultat n’est pas "au top", mais je pense suffisamment lisible en vue agrandie.
Enfin, je l’espère…  Embarassed

Voici déjà la page de couverture :


Collection R.Sermet

Et le Plan :


Collection R.Sermet

Cette vignette permettra une meilleure vue.

Analyse du Plan :
Ce plan est très certainement une copie d’un plan original de l'Administration des chemins de fer de l'État.
Comment le dater ?
- On constate, en bleu, un chainage dont l’origine est Tulle, ce qui donne le PK 151,841 pour l’axe du BV (Repère A sur le plan). Donc, entre 1877 et 1881.
- En haut du plan, face au BV, ce trouve un deuxième BV avec une voie qui part en haut à droite, et qui indique une direction Riom. Il s’agit d’une voie métrique d’intérêt local, dont l’étude a commencée en 1878, et la construction a débuté en 1888 et c’est achevée en 1890. Logique qu’elle figure donc sur ce plan
- Annoté en rouge, nous avons un chainage qui donne la gare de Volvic au PK 486,994 avec pour origine Paris par Montluçon. La ligne de Montluçon à Eygurande-Merlines a été ouverte le 13 juin 1887.
- Annoté en rouge aussi, des installations de transbordement entre la ligne métrique et la ligne du Clermont-Tulle.
- Enfin, on constate l’absence de la seconde voie (à gauche sur le plan) de la ligne de Lapeyrouse à Volvic. (Les Ancizes-Saint-Georges - Volvic a été ouvert le 6 avril 1908)

Le plan d’origine est donc d’avant 1887, et les annotations datent probablement de 1890.
On remarque aussi que le BV (repère A) est de forme carrée.
Il sera agrandi, probablement en prévision de l’ouverture de la ligne de Lapeyrouse à Volvic.
Les logements de cheminots (repère E) existent toujours.
La Halle aux marchandises (repère D) sera rasée, et une plus grande sera construite sur le Quai découvert qui figure au centre.
Le réservoir d'eau de 600 m3 était alimenté par une conduite venant du Vauriat (alt. 877 m), et qui suivait la voie du Clermont à Tulle sur 9 km pour aboutir à la gare de Volvic (alt. 760 m).

(A suivre…)

Didier C.


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De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles. (5)

Message par Tireman le Sam 14 Fév 2015 - 12:47

La Gare de Volvic (suite) :

Puisque dans la partie précédente, j’ai évoqué cette ligne à voie étroite, d’intérêt local, qui reliait la Gare de Volvic à celle de Riom, autant en faire la présentation, elle le vaut bien !
Le moins que l’on puisse dire, c’est que les Volvicois n’ont pas pêché par excès d’enthousiasme pour cette ligne !
Autant dire même qu’ils ont plutôt trainé les sabots !
Si l’arrivée du Chemin de Fer à Riom (*) a grandement facilité le chargement de la pierre de Volvic, et supprimé l’antique transit par la rivière Allier, les Volvicois sont plus tournés vers Clermont que vers Riom.
(*) La gare de Riom fut mise en service par le PO le 7 mai 1855, puis cédé par convention au Grand Central la même année, et tombe enfin dans le giron du PLM suite à la déconfiture du Grand Central en 1857.

Ce projet de ligne d’intérêt local est donc plus l’œuvre du Préfet et celle des édiles locaux.
Pourtant, un projet de chemin de fer depuis la gare de Volvic, passant par le bourg, rejoignant Riom, puis Ennezat, Maringues ou Randan aurait eu une utilité économique en offrant un débouché pour vendre la pierre de construction et des matériaux pour les routes et chemins de la plaine, qui construisait en torchis et pataugeait dans sa boue.
En fait, aucune étude sérieuse, ni technique, ni de flux n’a été menée.
Le département fera réaliser un "chemin de fer électoral" entre Gerzat et Maringues, sans autre intérêt que le transport saisonnier des betteraves vers les sucreries et distilleries.

En 1874, les travaux du Chemin de Fer de Clermont à Tulle implantent la gare de Volvic, à 5 km du bourg, en contrebas.
A l’origine, cette gare n’est qu’une simple étape technique où les locomotives feront de l’eau après la rude monté de 20 km depuis Clermont-Ferrand.
A l’époque, les carrières de pierre étant, pour la plupart, situées loin en contrebas de la ligne du Chemin de Fer, cette dernière n’intéresse guère la municipalité qui se contente de réclamer la construction d’un quai de chargement.
C’est donc le préfet, qui relance le débat d’un tortillard entre Riom et Volvic.
En 1878, la commune de Volvic achète les terrains où pourrait se construire une gare.
En 1879, le département établi un projet de ligne à voie étroite de 18 km de long, reliant la gare de Riom à Volvic-bourg et à la gare éponyme.
Pour éviter tout ouvrage d’art couteux, et garder une pente raisonnable, la voie s’élève par d’innombrables lacets qui doublent la distance entre la gare et le bourg par rapport à la route.


Extrait d’une carte Michelin N° 73 de 1912.
Le tracé de la ligne est surligné en vert.


En 1884, la concession est accordée à la Société des Batignolles.
Les travaux commencent en 1888, et la ligne sera inaugurée le 9 février 1890.
Il y a deux gares intermédiaires, Marsat et Volvic-Bourg.




La Gare de Volvic-Bourg, avec un train du Batignolles vers 1905.
A droite de la gare, derrière les wagons, le chantier Lagay-Chevalier avec la cheminée de l’usine à vapeur construite vers 1890 pour actionner les scies.
Au fond, le château de Tournoël.
La gare de Volvic-Bourg, était située sur l’actuel emplacement de l’Ecole Primaire Gustave Roghi.
Une rue de Volvic, qui rejoint l’actuelle école, s’appelle "Rue des Batignolles", et suit le tracé de l’ancienne voie.


L’infrastructure est sommaire. Une seule prise d’eau, au-dessus de Volvic, dont il faut assurer le remplissage par pompage à main !
Le trafic est assuré par deux locomotives tender à marche réversible, plus une de secours, six minuscules wagons de voyageurs, quelques fourgons et une vingtaine de plat pour le transport de la pierre.
Cette ligne mal née accumule les retards et les accidents aux PN mal protégés.
Aussi, le trafic restera toujours faible, avec 3 à 4 aller et retour quotidiens entre Riom et Volvic-Bourg, dont 1 ou 2 sont prolongés jusqu’à la gare du PO, on transporte péniblement 30000 voyageurs/an en 1902.
Tous les trains sont "mixtes", voyageurs et marchandises.
Les exercices financiers sont tous déficitaires d’entrée, ce qui inquiète le Département, chargé d’équilibrer les comptes.
La Société des Batignolles revendra ses parts au Département en 1904, et la suite de l’exploitation sera assurée par les CFL (Chemins de fer de Limagne).

Vers la fin de la 1ère guerre mondiale, la voie sera déposée entre la gare de Volvic-Bourg, et la Gare du PO, afin de satisfaire les besoins en rails de l’armée.
Le Département remet l’ancienne voie en état et rouvre à l’exploitation en 1923.
Cette section de la ligne connait alors quelques belles années avec le trafic de la pierre de taille et du ballast destiné à la construction de la ligne de Riom à Vichy.
Mais, globalement, la ligne reste toujours déficitaire.
En 1923, seulement 20 800 voyageurs réceptionnés à la gare de Volvic-Bourg, et le trafic local de pierre n’atteint pas les 10 000 tonnes.

Fin 1924, devant le coût de la traction à vapeur, le département décide d’équiper la ligne d’une automotrice Berliet de 20 places assises, pour un cout à l’achat de plus de 100 000 F (de 1924 !).
On s’aperçut alors que l’engin n’a qu’un seul poste de conduite…
Ce n’était pas un problème aux gares de Volvic-PO et de Riom, mais la gare de Volvic-Bourg dû s’équiper d’une plaque tournante.
Coût de l’opération, un emprunt de 12 500 F, à rembourser sur 5 ans.
On dut tout de même garder une locomotive à vapeur en cas de panne ou de surcharge, ce qui accrût les déficits…

En 1931, on envisage la fermeture complète de la ligne.
C’est chose faite en 1932 entre le bourg et la gare du PO.
La plateforme de Volvic-Bourg est rétrocédée à la commune en 1934.
En mars 1936, circula le dernier train entre Riom et Volvic bourg, mettant le point final à 46 ans d’exploitation.
La commune de Volvic gagna là son meilleur chemin vicinal, encore qu’un peu étroit…


Cette plaque située dans la tour maçonnée de l’ancien réservoir d’eau, au-dessus de Volvic, est le seul souvenir qu’il reste de cette épopée.

A ma grande honte, je dois avouer que bien qu'étant à proximité du site, je n'ai pas encore trouvé le temps d'inventorier les vestiges de cette ligne...  Embarassed
Toutes les informations que j'ai livré sont extraites de l’ouvrage suivant :
"Volvic, Terre Pierre et Eau, 13 siècles d’histoire" de Pierre Estienne, Professeur Honoraire à l’Université Blaise Pascal de Clermont Ferrand.

(A suivre...)

Didier C.


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Re: De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles.

Message par snoop27 le Sam 14 Fév 2015 - 14:45

:merci pour ce récit passionnant
Vivement la suite !
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Re: De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles.

Message par Tireman le Sam 14 Fév 2015 - 20:09

Bonsoir Snoop27,

Pour la suite, il faudra attendre probablement Lundi, je dois m'absenter dimanche.
Ou alors peut être dimanche en fin d'après midi, si je suis rentré à temps !

Bon week-end. Very Happy

Didier.
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De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles. (6)

Message par Tireman le Dim 22 Fév 2015 - 18:57

La Gare de Volvic (suite) :


A l’origine, en 1881, cette gare n’est qu’une simple étape technique où les locomotives font de l’eau après la rude monté de 20 km depuis Clermont-Ferrand.
Le BV était réduis à un petit bâtiment de 4ème classe (Le type de 4ème classe comporte un bâtiment principal à deux portes ou fenêtres par étage, sur deux étages sans ailes de chaque côté du bâtiment.)
Comme ce plan ci-dessous :


Il s’agit d’une gare 4ème classe du PLM, mais d’un modèle standard utilisé sur l’ensemble des réseaux. (Document Ministère des travaux publics).

Une aile à trois portes lui a été ajoutée ultérieurement par le P.O., très probablement en 1899, lors de l’ouverture de l’antenne de Laqueuille au Mont-Dore, ou bien en 1908, en prévision de la mise en service de l’ensemble de la ligne de Lapeyrouse à Volvic, de même que la halle aux marchandises primitive sera considérablement agrandie devant l'augmentation du fret.

Voici quelques vues anciennes, autour de 1910 :


Là, l’auteur du texte exagère un peu : étant donné la situation géographique de la gare, il est impossible de voir depuis la gare "l’admirable panorama sur la Limagne et les monts du Forez" !
Collection Jean-Paul Soulier.





Une même vue par deux éditeurs différents.
La seconde carte est intéressante, car le cachet (oblitéré par le service postal du train) permet de la dater. (4 aout 1910).
La loco me semble être une 130 du PO.



Là, la présence de cette 141 T 5300 du PO (future 141 TA), derrière la potence du carré rouge, à droite, indique que la date de cette carte est obligatoirement postérieure à octobre 1911, date de mise en circulation de ces locomotives emblématiques du Massif-Central !


Pour l'anecdote, la grue hydraulique de Volvic a été récupérée et installée au dépôt de la gare d'Ussel en 1996 par le CFTLP qui possède la 141 TD 740 et la 140 C 38.


Deux images extraites du n°546 de La Vie du Rail du 6 mai 1956, et qui illustrent l'article sur cette ligne signé par Jean Bourguignon.


Vue aérienne de 1969 - Source : IGN.

Pour une vue agrandie et annotée, cliquer ci-dessous :



Légende de la vue agrandie :

- a : BV.
- b-b’ : Halle à marchandises.
- c : Quai découvert.
- d : Brigade des Voies.
- e1-e2 : Logement des cheminots.
- f : Poste d’aiguillage 1.
- g : Poste d’aiguillage 2.
- h : EP de la carrière de Pouzzolane.
- i : Le PN 343, qui était gardé à l’époque.

(À suivre…)

Didier C.


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De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles. (7)

Message par Tireman le Dim 22 Fév 2015 - 21:24

La Gare de Volvic (suite) :

Après avoir vu cette gare dans son passé, qu’en est-il d’elle aujourd’hui ?
Déjà, les ciseaux de l'économie sont passés par là, et cette gare est devenue une Halte SNCF, un point d'arrêt non géré (PANG) à entrée libre...

Depuis la cour des voyageurs, le bâtiment a une certaine élégance dans sa simplicité.
Le petit bâtiment de 4ème classe à deux portes (à gauche), c’est vu prolongé d’une extension à trois portes.
L’ensemble a tellement été réalisé avec art, que seuls, une bonne connaissance de l’histoire de cette gare, plus un petit détail, coté quai, permettent de deviner que ce bâtiment a été agrandi.


Photo du 25 septembre 2011.
L’entrée de la salle d’attente est la 3ème porte, au milieu.
Désolé pour les poubelles, guère esthétiques… :pleure:



Photo du 19 février 2013.
Les poubelles avaient giclées, mais devant le BV stationnait un de ces TER à pneus que je nomme "bétaillère" !
L’essentiel était de montrer ce portillon typique PO avec sa boule à pointe !


Poussons donc la porte, et entrons dans la salle des pas perdus.
Nous pénétrons dans ce qui fait le charme simple des petites gares de la France rurale.
Le mobilier est simple, mais fonctionnel :


Les murs sont gris rosé, les portes et huisseries sont gris perle.
L'ensemble est agréable et lumineux.
Au centre, trône une table dont le plateau et les pieds sont en pierre de Volvic.
Autant dire qu’elle n’est pas prête de s’envoler !



Le long des murs, des banquettes qui me semblent inspirées du style art-déco.


La bonne vieille bascule qui permettait de peser les bagages.


Le guichet, mais ne comptez pas y acheter votre titre de transport, car…


Vous êtes prévenus…
Bientôt, le Chef de Gare pourra vous déclarer tranquillement, je n’ai pas de trains en retard, car je n’ai plus que des autocars…


Sortons maintenant sur le quai, mais avant, pour avoir assez de recul pour prendre l’ensemble du BV, j’ai du aller dans cette petite rue, de l’autre coté des voies :


Rue du PO.
Bel hommage à l'ancienne Compagnie du Paris à Orléans.
Sur l'angle supérieur gauche, le blason de Volvic dont certains symboles, l’équerre, le compas et le fil à plomb, évoquent la Franc-maçonnerie.
Volvic était avant tout et dès le XIIIe siècle un bourg de carriers, de tailleurs de pierres et de maçon, les eaux de sources n’ont été captées qu’en 1927 dans la vallée du Goulet, et les premières bouteilles d'eau de Volvic sont apparues en 1938.
Cette rue est sur l’emplacement de l’ancienne voie métrique de la ligne de Volvic à Riom.


De cette rue du P.O. j’ai donc pu prendre l’ensemble du BV :


J’avais dit un peu plus haut qu’un détail permettait de se rendre compte que le bâtiment originel avait été agrandi.
Examinez la plaque gravée "VOLVIC" sur la façade.
Traditionnellement, depuis l’origine du Chemin de Fer, ces plaques étaient placées dans l’axe exact du BV. C’est à partir de cet axe qu’était déterminé le PK exact d’une gare.
Celle-ci a donc été placée dans l’axe de l’ancien BV de 4ème classe, à deux portes.
Accessoirement, on constatera que l’abri voyageur de quai a disparu.


Retournons sur le quai :




L’ancien petit bâtiment Toilettes – Lampisterie est devenu un petit atelier.
Il a été légèrement agrandi sur un coté.
Pour les besoins pressants, il faudra y penser avant…
Sinon...


ahah

(À suivre…)

Didier C.


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Re: De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles.

Message par snoop27 le Dim 22 Fév 2015 - 23:00

Superbes photos et une salle d'attente comme ça on en voit plus beaucoup... :merci
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Re: De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles.

Message par Tireman le Lun 23 Fév 2015 - 12:33

Merci Snoop27 ! Very Happy
Le plus dur est maintenant de fractionner les publications afin d'en rendre l'ouverture rapide !
Pas évident...

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De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles. (8)

Message par Tireman le Lun 23 Fév 2015 - 12:50

La Gare de Volvic (suite) :

Continuons la visite de cette gare.
Pour une gare qui à l’origine, n’était qu’une escale technique, elle a tout de même pris de l’importance.
Nous allons donc partir de son extrémité vers Clermont-Ferrand.

Attention à un détail important pour la compréhension de la suite :
La Gare de Volvic est une gare de bifurcation, et elle est située par rapport à deux repères PK.
Elle est située au PK 486,994 de la ligne d'Eygurande - Merlines à Clermont-Ferrand et au PK 415,414 de la ligne de Lapeyrouse à Volvic.
Donc, pour une question de cohérence, partant de la direction Clermont-Ferrand, et jusqu’à l’axe de la gare, mes photos auront pour PK celui de la ligne d'Eygurande - Merlines à Clermont-Ferrand.
A partir de l’axe du BV, mes repères seront ensuite ceux de la ligne de Lapeyrouse à Volvic.


Ligne d'Eygurande - Merlines à Clermont-Ferrand.
Section Volvic - Clermont Ferrand.
PK487,280 - Sens impair de la ligne.
Photo prise en février 2013, lors de la prolongation des travaux...
A l'entrée sud-est de la gare de Volvic, ce pylône, à gauche, est plus chargé qu'un arbre de Noël !
De haut en bas, nous avons :
- Un panneau à damier rouge et blanc, appelé "carré rouge".
Il est doublé, derrière, par un signal lumineux, pour le moment neutralisé.
- En dessous, un panneau losange jaune.
- Ensuite, une pancarte "S" commandant au mécanicien de lancer un coup de sifflet, afin de prévenir de l’approche, en l’occurrence, du PN343.
Le tout est doublé d’un mat de communication, au pied du pylône.
Si on continu à éplucher la signalisation, plus loin, sur la voie, deux Jalon d'arrêt à damier rouge et blanc, qui sont là à cause des travaux, et qui ont la même fonction que le "carré rouge".



Mon panneau préféré !
Ligne d'Eygurande - Merlines à Clermont-Ferrand.
Section Volvic - Clermont Ferrand.
PK487,175 - Sens impair de la ligne.
Vers le PN353 et la gare de Volvic.
Situation : Commune de Volvic (63).



Ligne d'Eygurande - Merlines à Clermont-Ferrand.
Section Volvic - Clermont Ferrand.
PK487,106 - PN343 - Direction Clermont à droite.
Ancien PN gardé de 1ère catégorie sur la rue du PO, il est aujourd'hui passé en 2ème catégorie.
La maisonnette du GB, située à gauche après la voie, a été rasée.
Situation : Commune de Volvic (63).


Quelque autre vue depuis ce PN :


"La Rose des Vents".
C’est un hôtel restaurant dont la table avait une excellente réputation dans les années 80.
Depuis, les avis sont partagés, mais je pense qu’il vaut quand même le détour.



La rue du PO que j’ai évoquée précédemment.
Cette rue est sur l’emplacement de l’ancienne voie métrique de la ligne de Volvic à Riom.



La maisonnette des Gardes-barrières se trouvait là.


Vue vers le poste d’aiguillages n°2, et vers la gare de Volvic.

Je suis obligé de couper cette partie de la gare de Volvic en plusieurs publications, afin de ne pas alourdir l’ouverture des pages.

Didier C.


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De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles. (9)

Message par Tireman le Lun 23 Fév 2015 - 13:03

La Gare de Volvic (suite) :


PK487,075 – Sens impair de la ligne.
Le poste d’aiguillages n°2 le 15 aout 2011.



Le même, le 19 février 2013.


PK487,060.
13 juin 2014 :
Le poste d’aiguillage n°2 vue depuis la rue du P.O.





PK487,060. Le poste d’aiguillage n°2
L’équipe de la BV a profité des travaux sur la ligne pour repeindre l’intérieure et l'extérieur du poste.







PK487,060. Le poste d’aiguillage n°2
Au pied du Poste d'aiguillage N° 2, les systèmes de commande mécanique, de transmission et de renvoie d'angle.


(À suivre…)

Didier C.


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De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles. (10)

Message par Tireman le Lun 23 Fév 2015 - 20:10

La Gare de Volvic (suite) :

A partir de maintenant, nous avons atteint l’axe du BV, aussi les PK indiqués seront ceux de la ligne de Lapeyrouse à Volvic.
Les sens sont :
Impair en direction de Lapeyrouse, pair en direction de Volvic.


PK415,414
Depuis la gare, ces signaux mécaniques.
A gauche, une petite remise, probablement pour une draisine.
Cliché du 15 aout 2011.



PK415,360 - Gare de Volvic.
Depuis la D90, dite "Rue des Carrières".
Le Bâtiment de la brigade des voies, service essentiel et incontournable voué à la maintenance des apparaux d'une ligne de chemin de fer.
Ce service appartient encore à la SNCF.
Pour combien de temps encore ?
Va-t-il-lui aussi, un jour, être bradé au privé, au nom de la sacro-sainte rentabilité ?
Cliché du 19 février 2013.



PK415,330 - Gare de Volvic - Sens impair de la ligne.
Je suis ici sur l'emplacement originel approximatif de l'ancienne halle à marchandises, emplacement transformé en quai découvert.
Démolie car devenue trop petite, et sur un espace trop exigüe.
Cliché du 19 février 2013.



PK415,300 - Gare de Volvic - Sens pair de la ligne.
Cette remise relativement récente, ouverte à tous les vents, n'a pas servie depuis bien longtemps.
Cliché du 19 février 2013.



PK415,260 - Gare de Volvic - Sens impair de la ligne.
Sur le quai découvert.
Un "plat à essieux", suivit d'un "plat à bogies".
Au fond, les anciens logements de cheminots, datant du PO.
Cliché du 19 février 2013.





PK415,150
Sur la rue du PO, les anciens logements, très bien conservés, des employés du PO, puis des cheminots de la SNCF, sont devenus propriété privée.
Cette rue du PO est sur l’emplacement de l’ancienne voie métrique de la ligne de Volvic à Riom.
Cliché du 19 février 2013.



PK415,150 - Gare de Volvic - Direction Clermont à droite.
Depuis le quai découvert.
Les trémies à ballast.
Deux mats de signalisation mécaniques avec un panneau losange jaune, un panneau à damier rouge et blanc, appelé "carré rouge", et un Tableau indicateur de vitesse (TIV) 30.
Cliché du 19 février 2013, vers 16h30.
La gare étant dans une cuvette cernée de montagne, le luminosité tombe vite en hiver.



PK415,100 - Gare de Volvic.
Bouquet de carrés au milieu des graminées.
Cliché du 13 juin 2014.
C'est tout de même mieux en cette saison !



PK415,260 - Gare de Volvic - Sens impair de la ligne.
La "nouvelle" halle aux marchandises en bout de la rampe du quai découvert
Cliché du 19 février 2013.


(À suivre…)

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De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles. (11)

Message par Tireman le Mar 24 Fév 2015 - 9:57

La Gare de Volvic (suite) :

L’emprise marchandises et triage :






PK415,220 - Gare de Volvic.
La halle aux marchandises, le 19 février 2013.
La nouvelle halle aux marchandises, bien plus vaste que l'ancienne.
A une époque, le transport des grumes était une part importante du fret sur cette gare, avec les pouzzolanes de la carrière voisine.
L’ensemble donne une impression d’abandon…
Triste pour une gare qui fut si active, dans le passé, avant que ferment la ligne d’Eygurande à Bort-les-Orgues, la ligne de Montluçon à Eygurande, la ligne du viaduc des Fades, la mine de Messeix, et que l’essentiel du fret soit passé au transport privés, sur la route.









PK 415,000, clichés du 25 septembre 2011.
Sur le quai découvert, des grumes en attente d’expédition.
Ce trafic aujourd’hui est lui aussi très sporadique, pourtant, quiconque à suivi un camion de grumes comprendra l’intérêt de faire transiter ce genre de fret par le rail…
3ème photo, au premier plan, un stock de traverses pour des réparations ponctuelles



PK 415 - Gare de Volvic. - Sens impair de la ligne.
Vue du plateau ferroviaire autour du PK 415, coté Sud - Ouest.
A gauche, le parc à ferraille.
Au fond, le poste d'aiguillages N°1.
Cliché du 25 septembre 2011.



PK 415,000 - sens pair de la ligne.
La plateforme ferroviaire de la gare de Volvic, autour du PK 415, coté Sud - Ouest.
Cliché du 25 septembre 2011.



Le PK415,000 de la ligne de Lapeyrouse à Volvic !
C’est bien moi ça, il a fallu que je le prenne en plein hiver !
Cliché du 15 février 2012.


(À suivre…)

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De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles. (12)

Message par Tireman le Mar 24 Fév 2015 - 19:38

La Gare de Volvic (suite) :

Sur la plateforme ferroviaire, direction Lapeyrouse.
Photos du 25 septembre 2011.


PK 414,840 - Sens impair de la ligne.
Gare de Volvic.
Poste d'aiguillage N°1



PK 414,840 - Sens pair de la ligne.
Gare de Volvic.
Poste d'aiguillage N°1
Le plateau Ferroviaire de la Gare de Volvic.
La ligne de Lapeyrouse à Volvic est à l'extrême gauche, en rail DC.



PK 414, 770 - Sens impair de la ligne.
Gare de Volvic.
Le signal est fermé.
A gauche, en rail Vignole, la ligne du Clermont à Tulle.
Au milieu, en rail DC, la ligne de Lapeyrouse à Volvic.
A droite, une voie antidérive.
Au fond, une bâtisse qui m’intriguait depuis un moment.
J’ai eu le plaisir de rencontrer son propriétaire, et j’ai eu confirmation de ce que je soupçonnais :
Ce bâtiment, dont la construction date (à mon avis) du tout début du XIXème siècle, était un relais auberge pour les carriers de Volvic.
Cette auberge a donc vu la construction de la ligne de Clermont-Ferrand à Tulle (actuelle ligne d’Eygurande-Merlines à Clermont-Ferrand) en 1868, puis de la section Les Ancizes-Saint-Georges – Volvic, partie de la ligne de Lapeyrouse à Volvic, le 8 avril 1908.


L’embranchement de la carrière de pouzzolane :

J’ai précédemment évoqué la carrière de pouzzolane qui se trouvait en face de la gare de Volvic, sur le flanc Est du Puy de la Nugère.
(Curieusement, il est impossible de trouver la moindre information sur cette carrière, quand a-t-elle été ouverte, qui ont été les exploitants, quand a-t-elle été fermée, etc.
Une visite aux archives départementales s’impose…)

Cette carrière était embranchée directement à la gare de Volvic, par une voie ferrée à écartement standard, qui traversait la D90.

Ci-dessous, une vue extraite du n° 546 de La Vie du Rail du 6 mai 1956.


On peut voir, à gauche, un wagon tombereau chargé à l'aide d'un convoyeur à bande.

Quelques photos prises le 5 septembre 2011 :


L’aiguillage de l'embranchement particulier des carrières démarre d’ici, approximativement au PK414,970 de la ligne de Lapeyrouse à Volvic.


La voie court sur 200 m, et bifurque en direction de la D90.




Une barrière pivotante, pur style PO, verrouillait l’accès à l’emprise marchandises hors utilisation de l’EP. Nous sommes approximativement au PK415,180 de la ligne de Lapeyrouse à Volvic.




Passé la traversée de la route, l’EP semble se diviser en au moins deux branches si j’en juge par cette commande d’aiguillage, et par les vestiges de voie.


De temps à autre, le rail tente de surnager.
Les arbres commencent à le manger.



L’exploitation de la carrière a été arrêtée, et la végétation reprend ses droits.

(À suivre…)

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De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles. (13)

Message par Tireman le Mar 24 Fév 2015 - 20:49

La Gare de Volvic (suite et fin) :

Avant de quitter cette gare de Volvic, autant y montrer du matériel roulant en situation, car ensuite, de ce coté, ce sera le désert…
d’autre sujet, j’ai posté des photos de X 73500 et de X 76500pris sur les lieux, je vous laisse donc le soin de les consulter aux endroits ad hoc, je préfère innover.

Je me propose de vous montrer ces humbles, mais indispensables serviteurs du rail que sont les draisines et autres engins d’entretient des voies.
Et en gare de Volvic, j’en ai eu pas mal !


Le 15 février 2012.
Draisine type EMV 93 en manœuvre.



19 février 2013
En bout du quai découvert.
Bourreuse FRAMAFER 108-32U de l’entreprise Meccoli.
Une bourreuse est un engin ferroviaire spécialisé dans le nivellement et le dressage de la voie courante.





19 février 2013
Les plats, utilisés pour le transport des traverses, et les trémies à ballast.
Nous sommes dans la "prolongation" des travaux du plan rail 2009…





13 juin 2014.
La gare est assoupie pour cause de mouvement social à la SNCF.
Seul le passage de cette draisine du type DU84 – P va rompre la monotonie.



13 juin 2014.
Des travaux, effectués la nuit, sont en cours sur la ligne.
Ces wagons, garés le long de la halle aux marchandises, sont pour un temps le "Home, sweet home" des travailleurs.



18 novembre 2014.
Je n’ai eu que le temps de le choper à la volée celui-là !
Une rame RRR du TER 73210 part vers Clermont-Ferrand dans la lumière pastel du petit matin.
Celle-ci est une rame 3 caisses poussée par la BB 67574.





21 novembre 2014.
Sur la voie 2, "Apollo 13", la Draisine CF – 8 – 139, du type DU 94 B de la Brigade des Voies, en mission.
A noter, en dessous de l'attelage classique à choquelle, l'attelage à tulipe pour un lorry.







21 janvier 2015.
Des travaux de maintenance sont prévus au mois de mars 2015, sur la gare de Volvic sur l'antenne de Laqueuille au Mont-Dore, dont des changements de rail en gare du Mont-Dore.
Cote à cote, la Draisine CF – 8 – 139, du type DU 94 B, baptisée "Apollo 13", et un Engin Multifonction Voie (type EMV 93), appelé plus communément "Bourreuse".


Voilà qui clôt la présentation de cette gare de Volvic.
A l'origine, elle ne devait être qu'une simple étape technique où les locomotives faisaient de l’eau après la rude monté de 20 km depuis Clermont-Ferrand.
Le BV était réduis à un petit bâtiment de 4ème classe.
Puis, au fur et à mesure des ouvertures de lignes, le trafic a augmenté, et la gare est montée en puissance jusqu'à la fin des "trente glorieuses".
Aujourd'hui, quel est son avenir ?
Elle n'est plus qu'une étape pour Laqueuille et le Mont-Dore, et gare de rebroussement pour Clermont-Ferrand...
Carpe diem...

(À suivre…)

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Re: De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles.

Message par Stéphane04 le Mer 25 Fév 2015 - 7:58

Bonjour

Avant que Didier n'aille a Charbonnieres les Varennes Very Happy  2 photos qui date un peu



X2807 08 05 02 sur la relation Clermont Brive  :siffle  mais c'est juste pour les signaux mécaniques.

[url=http://www.servimg.com/view/15572966/4]

Après avoir fait la manœuvre en provenance des Ancizes la 72069 a fait l'impasse, repris des wagons et repart en direction de St Ours les Roches. Oui je sais c'est pas encore la bonne ligne Volvic 27 05 04
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Re: De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles.

Message par Tireman le Mer 25 Fév 2015 - 9:29

Bonjour Stéphane,
:bravo et :merci pour ces photos !
Qu'importe que ces circulations ne soient pas attitrées à Lapeyrouse Volvic, elles sont en gare de Volvic et participent de son activité, c'est l'essentiel ! Very Happy

Stéphane a écrit:Après avoir fait la manœuvre en provenance des Ancizes la 72069 a fait l'impasse, repris des wagons et repart en direction de St Ours les Roches.

Pour information, ce train faisait la navette entre les aciéries Aubert & Duval, situées aux Ancizes-Comps, et embranchée sur la ligne de Lapeyrouse à Volvic, et l'entreprise Echalier, sise à Saint-Ours-les-Roches, entreprise de récupération de métaux qui était embranchée sur la ligne d'Eygurande-Merlines à Clermont-Ferrand.
L'EP de Echalier a cessé d'être utilisé lors de la fermeture de la ligne de Lapeyrouse à Volvic.

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Dernière édition par Tireman le Jeu 26 Fév 2015 - 10:47, édité 1 fois (Raison : Oops ! Information contrôlée, et avérée erronée, d'où, rectification !)
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De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles. (14)

Message par Tireman le Jeu 26 Fév 2015 - 11:13

Nous quittons (enfin !) la gare de Volvic pour suivre notre ligne qui prend une direction nord-ouest.
Là, application de la célèbre publicité de Canada Dry :
"Ça ressemble à l’alcool, c’est doré comme l’alcool… mais ce n’est pas de l’alcool".
Explication :
"Ça ressemble à une double voie, il y a deux files de rails… mais ce n’est pas une double voie".  Wink
Ce sont deux voies uniques (VU) qui empruntent la même plateforme sur environ 3500m, de la Gare de Volvic à l’entrée de la halte de Charbonnières-les-Varennes.
A gauche, dans les sens impair des deux lignes, la ligne d’Eygurande-Merlines à Clermont-Ferrand, à droite, la ligne de Lapeyrouse à Volvic.
Rappel : La ligne d’Eygurande-Merlines à Clermont-Ferrand est en rail Vignole, celle de Lapeyrouse à Volvic en rail DC, rail cher au P.O.

Avant de partir, les deux premières pages d'un document technique datant des dernières années de la ligne (octobre 2002), issu de la collection de Rolland Sermet, et qui va surtout parler à ceux d’entre nous qui sont issus de la grande famille des cheminots.  Wink





En route maintenant !  Very Happy


Ligne Lapeyrouse – Volvic, dite Ligne des Combrailles.
Section Les Ancizes - Saint Georges – Volvic.
25 septembre 2011.
PK 414,430 - Sens impair de la ligne.
Pont ferroviaire "les Goulots", sur la D 90.
À noter le PK486 de la ligne d'Eygurande-Merlines à Clermont-Ferrand.
Situation : lieu-dit les Goulots, commune de Volvic, 63530.


Nota : la grande majorité des ouvrages de la ligne, au moins jusqu'au viaduc des Fades, sont construits en pierre de Volvic, cette pierre de lave noire qui avait fait écrire à Alexandre Vialatte :
"On ne sait si la pierre de Volvic est noire parce qu'elle est janséniste ou janséniste parce qu'elle est noire".


Ligne Lapeyrouse – Volvic, dite Ligne des Combrailles.
Section Les Ancizes - Saint Georges – Volvic.
15 février 2012.
PK 414,320 - Sens impair de la ligne.
Au fond, le portique de signalisation pour la gare de Volvic.
Situation : lieu-dit les Goulots, commune de Volvic, 63530.



Ligne Lapeyrouse – Volvic, dite Ligne des Combrailles.
Section Les Ancizes - Saint Georges – Volvic.
13 novembre 2011.
PK 414,200 - La direction de Lapeyrouse est à gauche.
Pont ferroviaire sur chemin privé.
Situation : lieu-dit les Goulots, commune de Volvic, 63530.



Ligne Lapeyrouse – Volvic, dite Ligne des Combrailles.
Section Les Ancizes - Saint Georges – Volvic.
13 novembre 2011.
Près de du pont de la photo précédente, cette barrière roulante démonté provenant d'un PN neutralisé.
Probablement le PN 342 que nous verrons plus loin.
Situation : lieu-dit les Goulots, commune de Volvic, 63530.



Ligne Lapeyrouse – Volvic, dite Ligne des Combrailles.
Section Les Ancizes - Saint Georges – Volvic.
15 aout 2011.
PK 414,085 - Sens pair de la ligne.
Lieu-dit "Les Goulots". Portique de signalisation pour la gare de Volvic.
On reconnait, de haut en bas, un signal d'avertissement (losange jaune) et un carré rouge (carré à damier rouge et blanc).
L'avertissement fermé commande au mécanicien d'être en mesure de s'arrêter au prochain signal fermé : carré ou sémaphore, annoncés, ou d'observer un feu rouge clignotant.
Le carré fermé commande au mécanicien l'arrêt avant le signal.
C'est un signal de protection utilisé pour protéger des appareils de voie ou des parties de voie (aiguilles, traversées, zones de stationnement).
Il y a un groupe de signal pour chaque voie.
La ligne des Combrailles est à gauche sur la photo.
Situation : lieu-dit les Goulots, commune de Volvic, 63530.



Ligne Lapeyrouse – Volvic, dite Ligne des Combrailles.
Section Les Ancizes - Saint Georges – Volvic.
15 février 2012.
PN 342 - PK 414,080 -  Sens pair de la ligne.
Suite numérique du PN en rapport avec la ligne d’Eygurande-Merlines à Clermont-Ferrand.
Ancien PN gardé et neutralisé aujourd’hui.
La voie qu’il gardait était la rue des Carrières, voie utilisée par les fardiers qui transportaient la pierre extraite depuis les carrières vers les tailleries.
Cette voie a gardé ce nom à droite de la ligne dans son sens pair, et est devenue "Impasse des Carrières" à gauche…
La maisonnette du GB, intacte, est désormais propriété privée.
La barrière évoquée plus haut appartenait probablement à ce PN.
Situation : lieu-dit les Goulots, commune de Volvic, 63530.



Ligne Lapeyrouse – Volvic, dite Ligne des Combrailles.
Section Les Ancizes - Saint Georges – Volvic.
15 février 2012.
PK 414 - Sens impair de la ligne.
La ligne de Lapeyrouse à Volvic est à droite, sous la neige.
A gauche, la ligne d'Eygurande-Merlines à Clermont-Ferrand.
Situation : lieu-dit les Goulots, commune de Volvic, 63530.





Ligne Lapeyrouse – Volvic, dite Ligne des Combrailles.
Section Les Ancizes - Saint Georges – Volvic.
15 février 2012.
PK 413,760 - Sens impair de la ligne.
Deux traverses en croix sur la voie signifient une neutralisation d'itinéraire, avec une pré-signalisation au sol par un panneau ARRET.
J'ai du aller "épousseter" le panneau pour la photo !
Situation : commune de Volvic, 63530.


(À suivre…)

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Dernière édition par Tireman le Ven 27 Fév 2015 - 17:40, édité 1 fois
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Re: De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles.

Message par snoop27 le Jeu 26 Fév 2015 - 12:36

Après quelques jours d'absence, je reprend la lecture de ce fil...
Encore des photos splendides et un récit passionnant :bravo et :merci
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Re: De Lapeyrouse à Volvic, la ligne des Combrailles.

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